Petit garçon de 2 ans retrouvé mort pendu à un store : la mère de l’enfant placée sous contrôle judiciaire en attendant d’y voir plus clair
Ce mardi 4 août, une mère de famille âgée de 27 ans a été placée sous contrôle judiciaire, car soupçonnée d’être impliquée dans la mort de son fils âgé de 2 ans et demi. L’enfant a été retrouvé sans vie, pendu à une corde de store près d’une persienne à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 3 août.
Une affaire bien mystérieuse. Dimanche 3 août, un enfant de 2 ans a été retrouvé sans vie dans son lit à barreaux à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. Le bambin était pendu au fil d’une persienne, alors qu’il était censé faire la sieste.
Sa mère, âgée de 27 ans, et son compagnon, un jeune homme de 18 ans avec qui elle partageait "sa vie depuis quelques semaines", dixit le parquet de Marseille, ont été placés en garde à vue. Ce mardi 4 août, elle a été placée sous contrôle judiciaire. Lui, a été remis en liberté.
Élevé dans des "conditions matérielles de vie précaire"
Ces deux jeunes assurent qu’il s’agit d’un accident, et nient leur implication. "Plusieurs traces de violences sans gravité et non contemporaines au décès" ont toutefois été constatées sur le corps du petit. En outre, le parquet de Marseille évoque "des conditions matérielles de vie précaire, ainsi qu’un état de saleté générale caractérisant des carences éducatives".
Dans le domicile familial, vivaient les frères de la victime, âgés de 4 et 1 an, ainsi que la petite-soeur du jeune homme de 18 ans. Cette dernière a 13 ans, selon les éléments du parquet.
Une information judiciaire ouverte contre X
Que s’est-il donc passé dans cette chambre ? C’est ce que les enquêteurs vont devoir déterminer. Le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, a indiqué ce mardi après-midi qu’à ce stade de l’enquête, "en raison des difficultés à déterminer avec certitude les circonstances du décès de ce jeune enfant et des carences éducatives manifestes mises à jour, une information judiciaire" a été ouverte contre X.
Les chefs d’accusations retenus sont la "soustraction aux obligations parentales à l’encontre de la mère, et l’homicide volontaire sur mineur de 15 ans et de violences volontaires sur mineur de 15 ans ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours".
Le parquet insiste : cette qualification "ne préjuge en rien des suites de l’affaire". Elle "a été visée afin de permettre au magistrat instructeur de disposer du plus large cadre juridique possible pour poursuivre les investigations et déterminer les circonstances exactes du décès de l’enfant".