“Plus forts ensemble”: le Canada salue l’idée de devenir membre associé de l’UE

“Plus forts ensemble”: le Canada salue l’idée de devenir membre associé de l’UE

Le Premier ministre canadien Mark Carney au Parlement européen. © REUTERS

“Personne” ne dictera au Canada avec quels pays il peut conclure des accords, a assuré jeudi le Premier ministre canadien Mark Carney, après les menaces de Donald Trump contre son projet d’alliance commerciale avec l’Union européenne.

MB

Source: AFP

17 septembre 2026, 13:17Dernière mise à jour: 13:43

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Le Premier ministre canadien Mark Carney a salué jeudi l’idée que son pays devienne le premier membre associé de l’Union européenne, jugeant que le Canada et l’UE étaient “plus forts ensemble”.

“Le Canada accueille favorablement cette ambition, et je peux vous dire que les sondages montrent qu’une écrasante majorité de Canadiens soutient des liens beaucoup plus étroits avec l’Europe”, a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg, où il a été longuement applaudi.

© ANP / EPA

L’essence du partenariat Europe/Canada ce sont “des graines, des valeurs, des idées, des échanges commerciaux, des personnes et des progrès qui traversent l’Atlantique dans les deux sens depuis des siècles”.

“Nous ne sommes pas des alliés de circonstance. Nous ne recherchons pas des accords à somme nulle”, a encore dit Mark Carney, qui était déjà mercredi l’invité d’honneur d’Ursula von der Leyen pour son discours de rentrée devant les eurodéputés.

Sur fond de désamour avec les États-Unis, la présidente de la Commission européenne a proposé mercredi que le Canada puisse devenir le premier pays “membre associé” de l’UE, en s’adressant à Mark Carney. Mme von der Leyen a également proposé que ce pays nord-américain rejoigne le futur “Conseil européen de sécurité”, qu’elle appelle de ses voeux.

Phare pour les démocraties

Dans son allocution au Parlement européen, Mark Carney a assuré jeudi qu’il voyait cette alliance possible comme un “phare pour les démocraties”, sans volonté de “dominer les autres”. Il s’agirait d’”une alliance définie non pas par ce à quoi nous nous opposons, mais par ce que nous défendons: la liberté, la solidarité, la prospérité et la durabilité”.

Si Donald Trump avait immédiatement raillé l’annonce de mercredi, menaçant de rompre les échanges commerciaux avec l’UE, “personne” ne dictera au Canada avec quels pays il peut conclure des accords, a balayé le Premier ministre canadien.

“Les Canadiens sont unis sur le fait que personne ne nous dictera la langue que nous parlons. Personne ne dictera notre culture ni avec qui nous pouvons conclure des accords internationaux”, a-t-il déclaré à la presse à l’issue de son discours.

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