Politique. Le gouvernement décale « de quelques jours » l'annonce de son plan d'urgence pour l'agriculture

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Initialement, le gouvernement devait dévoiler son plan d'urgence, consécutif à la sécheresse et aux canicules, ce jeudi.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 13:45 | mis à jour aujourd’hui à 14:24

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. Photo Nathan Bâcle/Sipa
Le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. Photo Nathan Bâcle/Sipa

Le ministère de l'Agriculture a dit ce mercredi « décaler de quelques jours » les annonces sur les aides d'urgence pour les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules. « Les montants étant conséquents, nous avons besoin de quelques jours en plus de concertations entre les ministères », a justifié le ministère dans un message adressé à la presse, sans préciser de nouvelle date.

Il inclut notamment des mesures d'urgence pour la trésorerie des exploitations agricoles, la prise en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées.

L'été 2026 a été marqué en France par une succession d'épisodes caniculaires et un sévère déficit de pluies depuis la fin mai. Outre une sécheresse des sols déjà à des niveaux historiques, des incendies ont ravagé des hectares de végétation et de cultures dans plusieurs régions françaises. Ce choc climatique a provoqué une chute conséquente des rendements de plusieurs filières agricoles et a également eu un impact sur l'élevage.

Croissance : canicules et sécheresse coûteront 0,1 point de PIB en 2026

Les vagues de canicule et la sécheresse en France cette année coûteront 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) à l'activité en 2026, en raison de la baisse de la production agricole, a estimé mercredi Bercy. Le ministère de l'Économie considère que les vagues de chaleur et la sécheresse, qui ont considérablement affecté certaines récoltes, devraient entraîner une baisse de production agricole française de 8%, de l'ordre de la moitié de celle observée lors de la canicule de 2003.

« Quelques jours, ça ne peut pas être quelques semaines », a réagi Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat agricole dominant. « Le blé commence à se semer le 20-25 septembre en France, la décision c'est maintenant, le rachat du fourrage c'est maintenant », a-t-il ajouté, énumérant les situations « d'urgence » dans lesquelles se trouvent de nombreux agriculteurs qui se posent la question d'arrêter tout bonnement leur activité.

Marine Tondelier déplore « l'impréparation » du gouvernement

« Si le report qu'on vient d'apprendre de la part du gouvernement sert à faire un meilleur plan dans quelques jours, tant mieux », a pour sa part réagi la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, lors d'un déplacement à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne. La candidate écologiste à l'élection présidentielle a néanmoins déploré « l'impréparation » du gouvernement, « sur toute la séquence climatique ». « Même quand ils ont un mois pour préparer un plan,  au dernier moment ils reculent parce qu'ils ne sont pas prêts, et ce niveau d'impréparation est très préoccupant », a ajouté Marine Tondelier. Sur le fond, elle a déploré que le plan semble comprendre surtout des « aides de trésorerie » qui doivent ensuite être remboursées, demandant plutôt « des aides en sonnant et en trébuchant ».

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