« Pour que le nazisme et toutes les idéologies mortifères ne puissent jamais prospérer » : Toulon rend hommage à ceux qui l’ont libérée, il y a 82 ans
Ce vendredi en fin de journée, associations, élus et Toulonnais ont célébré la mémoire « de celles et ceux qui sont tombés pour que nous soyons libres », il y a tout juste 82 ans, et libéré la ville de l’occupant allemand.
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F.RO
Fanny Roca
Créé le 28 août 2026 • 21:45
Mis à jour le 28 août 2026 • 21:45
CAMILLE DODET / Nice-matin
Le 28 août 1944, « après treize jours de combats acharnés », comme l’a rappelé la maire Josée Massi dans son allocution, la bataille de Toulon prenait fin et les troupes françaises et américaines de l’opération Dragoon libéraient la ville de l’occupation allemande.
82 ans plus tard, le souvenir de ce jour historique demeure. Et a été célébré, ce vendredi en fin de journée, par les associations patriotiques, les élus, de nombreuses personnalités publiques et les Toulonnais, qui ont suivi, en cortège, le parcours habituel.
Les menant, d’abord, devant la plaque de Jean Moulin, le fondateur de la Résistance, sur le mur du commissariat central de Toulon, puis boulevard de Strasbourg, devant celle rendant hommage au général d’armée De Lattre de Tassigny, pour les traditionnels dépôts de gerbes. Avant de terminer au monument aux morts de la place Gabriel-Péri.
« La démocratie n’est jamais acquise »
CAMILLE DODET / Nice-matin
D’abord, Olympe, Morgan et Thayna, élèves en classe de Défense de différents établissements de l’aire toulonnaise et symboles de l’héritage, se sont relayés pour lire un poème d’Aragon, Je vous salue ma France.
Puis Josée Massi s’est avancée. A salué la mémoire « de celles et ceux qui sont tombés pour que nous soyons libres ». Puis appelé de ses vœux « que la commémoration devienne transmission, pour donner aux générations présentes et futures les moyens de reconnaître à temps les signes avant-coureurs du pire ».
« Il nous revient de transmettre avec force les dangers, les mécanismes, les renoncements, les lâchetés, qui ont laissé prospérer l’inacceptable, a ainsi livré la maire de Toulon. Honorer nos libérateurs, c’est faire nôtre leur combat, pour que l’horreur ne revienne pas. Pour que le nazisme et toutes les idéologies mortifères ne puissent jamais prospérer. »
CAMILLE DODET / Nice-matin
Appelant, pour finir, à « la vigilance ». Et à « lutter contre les petites et les grandes lâchetés : celles qui banalisent l’injustice, celles qui ferment les yeux, celles qui alimentent les discours de haine. Car la démocratie n’est jamais acquise ».
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