« Pourquoi aller vendre Brigitte à la découpe ? » : débarqué de la présidence de la Fondation Brigitte Bardot, son mari passe à l’offensive avec son avocate à Saint-Tropez
A Saint-Tropez, la nouvelle a fait l’effet d’un sévère «placage»... A quelques jours de l’anniversaire de la « grande absente » née un 28 septembre, l’époux de Brigitte Bardot clame avoir été purement et simplement débarqué de la présidence de la Fondation au terme d’une réunion dans les bureaux parisiens de la rue Vineuse. Nouveau titulaire ? L’ex président de NRJ et du Stade français, l’Azuréen Max Guazzini.
Un choc pour le Tropézien, sept mois à peine après avoir été élu au poste de la femme de sa vie... « Personnellement, ça ne va pas bien... Je suis K.O.et sidéré après cette décision brutale entérinée par le vote des administrateurs. Déjà, il est surprenant que mon mandat n’ait pas duré un an... Aujourd’hui, j’apprends que j’avais été nommé « par intérim » en février dernier... Ce qui est archi-faux juridiquement. Jamais ce terme n’avait été prononcé jusqu’alors.D’autant que j’avais été élu à l’unanimité ! En réalité, je suis plus attristé par le signal désastreux envoyé par cette gouvernance que par la nomination de Max Guazzini, malgré son hostilité au sein d’une sorte de « quarteron de putchistes ». Tout cela est écœurant... », se désole Bernard d’Ormale de retour à Saint-Tropez, mais très marqué et fatigué par cet épisode parisien.
Refoulée du conseil d’administration de mercredi
Selon lui, ce jeu de chaises musicales dessert une cause «aussi sensible que la protection animale qui a besoin de continuité ».
Preuve du sérieux de l’affaire - et grande première - une avocate tropézienne ne tarde pas à le rejoindre ce jour-là. Me Aurélie-Caroline Vieugué, spécialiste en droits de succession, se présente comme « agissant aux intérêts personnels de M. d’Ormale ».
Elle-même sur place pour l’assister mercredi à Paris, elle a été refoulée de la réunion, son arrivée à la FBB donnant lieu à une confrontation véhémente.
« Mon client est bouleversé de cette interruption de mandat due à une accélération d’agenda et s’interroge sur le fait que des tiers étrangers au conseil d’administration comme la directrice de la FBB ou l’exécuteur testamentaire de Mme Bardot, Me Kélidjian, y assistent alors que l’on m’interdisait l’entrée », s’offusque M. Vieugué qui questionne également l’annonce par communiqué à l’AFP du remplacement de son client par Max Guazzini à peine la réunion terminée et le PV non encore édité...
Un remplacement prémédité ?
«Ce qui veut dire que ce remplacement était prémédité ! », assène-t-elle.
Cette dernière assure par ailleurs que son client, 85 ans, a « toutes ses facultés mentales » et que donc cette mise en retrait « prématurée » n’a pas lieu d’être tout en soulignant que Bernard qui demeure administrateur de la FBB «se réserve le droit de saisir prochainement les juridictions compétentes» sur certains pans de l’affaire.
A se demander quelle réalité ont aujourd’hui ces paroles des représentants de la Fondation qui assuraient la main sur le cœur après les obsèques de Brigitte « Nous allons prendre soin de Bernard et l’accompagner dignement » ?
De nouveau candidat en 2027 ?
« Il n’y a rien qui n’est pas été fait dans les règles. Bernard a repris le mandat de Brigitte qui arrivait à échéance en septembre 2026. Tous les ans un conseil d’administration procède à une nouvelle élection. Le vote s’est déroulé à bulletins secrets sous contrôle du ministère de l’Intérieur. L’an prochain, Bernard s’il le souhaite peut se représenter. En attendant, attaquer la Fondation, c’est comme attaquer l’œuvre de sa compagne...», recadre un porte-parole parisien.
Vente : une décision de son fils Nicolas
Cette « mise à l’écart » s’inscrit en plein cœur d’un « profond désaccord éthique » entre Bernard et la Fondation. En première ligne, la vente d’effets personnels de Brigitte attendue ce lundi à l’Hôtel Drouot sous le marteau de la maison Millon.
« Pourquoi aller vendre Brigitte ainsi à la découpe alors qu’ils n’ont pas besoin de fric (1) ? C’est scandaleux de la dépouiller ainsi ! », s’emporte Bernard là aussi assisté dans ce « pillage de sa vie privée » par son avocate tropézienne.
« Ces objets proviennent en majorité de l’appartement parisien de la rue de la Tour. Mais jusqu’où va aller ce grand déballage commercial qui écorche l’héritage moral de l’icône qu’est Brigitte ? », interroge Bernard qui craint désormais pour leurs biens communs de la Madrague et de la Garrigue.
« J’ai quantité d’effets personnels dans ces maisons... Or, tout a été répertorié par la Fondation. Mais si un jour il leur vient l’idée de tout vendre comme ces enchères de lundi, comment prouver que c’est à Brigitte ou que cela appartient à mon intimité ? Si un jour l’on doit ouvrir en partie la Madrague au public en faisant des visites, il faut bien que ces objets soient là, sinon quel intérêt ! ? », plaide Bernard.
« Nous concevons la blessure que représente cette dispersion pour Bernard... Il se trouve que Nicolas Charrier, le fils de Brigitte, a hérité de l’appartement parisien et qu’il va être vendu avec l’accord de Bernard qui a en l’usufruit. Nicolas ne voulait pas que son contenu finisse en garde-meubles, d’où la solution de la vente. Mais la Madrague doit rester intacte, tout comme l’est restée sa propriété de Bazoches (devenue refuge pour animaux, Ndlr). C’est notre souhait ! », insiste ce vendredi la Fondation.
D’autres incertitudes assombrissent le quotidien tropézien...
Devenu résident d’un logement social tropézien dont les dimensions sont celles d’un studio, Bernard d’Ormale peut encore fréquenter en journée à La Madrague (placée sous la haute surveillance de vigiles payés par la Fondation), mais jusqu’à quand alors que déjà il lui a été signifié de ne plus utiliser la résidence « comme lieu de vie » ?
« Mon client s’interroge d’ailleurs sur les importantes dépenses qui pourraient être effectuées pour ce gardiennage au lieu d’aller aux animaux...», intervient Me Vieugué.
En délicate posture matériellement...
Vient forcément aussi la question de savoir pourquoi Brigitte n’a pas davantage mis à l’abri financièrement son compagnon dans son testament ?
« C’est moi qui lui ai dit que je ne voulais rien du tout... J’ignorais même l’usufruit de son appartement parisien ! J’ai aussi refusé toute donation car je ne voulais pas que l’on dise, il a profité d’elle...», s’émeut Bernard qui au final n’a que le statut de « concubin » de Brigitte, leur mariage religieux norvégien de 1992 n’ayant jamais été validé en France...
Les rancœurs envers la Fondation n’en restent pas là. Bernard se dit également stupéfait de voir signé de son nom et avec son portrait le dernier édito de l’Info-Journal (jadis rédigé par Brigitte elle-même), gazette officielle de la Fondation tirée à 40 000 exemplaires, postée à tous ses adhérents et bienfaiteurs.
« Il y a ma photo et ma signature, mais ce n’est pas moi qui aie écrit cela. Je viens de le découvrir ! D’ailleurs jamais je n’aurais rendu cet hommage à la direction qui se valorise. Ce sont les animaux qui comptent ! On voit bien petit à petit la prise de pouvoir qui déjà, grignote mes prérogatives... », entérine Bernard qui prend clairement ses distances avec Ghyslaine Calmels-Bock taxée d’ « autoritarisme » à la tête de la FBB.
« A part cela la Fondation fonctionne très bien. Il n’y a pas de problème » rassure Bernard qui balaie d’un revers de main l’idée de ternir la réputation d’une institution qui a jalonné ses 34 ans de vie commune avec Brigitte.
1. Une partie revient également à son fils Nicolas Charrier.