Près de 25 000 personnes à la 52e édition du festival de Chassepierre qui sentait bon la nostalgie : "Je retrouve l'esprit de l'époque" (Photos)
Se ressouvenir, c'était le fil rouge de cette dernière édition (la 52e) du Festival international des Arts de la rue de Chassepierre. Entre 22 000 et 25 000 festivaliers. Une cinquantaine de compagnies et entre 250 et 300 artistes internationaux. De la musique (beaucoup), du théâtre, de la danse, des marionnettes, des entre-sorts… et beaucoup de voyages en rêverie.
Au festival de Chassepierre, la soirée du vendredi était dédiée aux bénévoles et aux riverains: "L'ambiance était dingue"Coup de cœur ? La simplicité et le côté "vrai" de l'instant. Samedi, coup de feu au creux de l'après-midi. On croise des gens qui se laissent vivre. Ils passent d'une animation à l'autre un peu au coup de chance. C'est une première pour cette famille bruxelloise: "On a décidé de flâner et de vivre le festival à notre rythme. Nos enfants sont encore en bas âge. Il y a toute une logistique d'organisation (rires). On a déjà croisé des spectacles déambulatoires avec beaucoup d'humour. On fait des pauses dans l'herbe, sur un banc. On a bien le programme en mains, mais comme nous restons deux jours, on l'analysera peut-être un peu plus pour demain."
La marionnette des neiges qui fond au soleil
Mathilde, jeune femme de Chiny, vient d'assister au spectacle de danse et marionnette de la Cie Furinkai & Théâtre de l'Entrouvert (FR): "Une ode à l'éphémère et à la poésie. C'était une marionnette à taille humaine, faite de glace. Au fur et à mesure du spectacle, la marionnette a fondu. À la fois beau et émouvant." Petit détour au passage par un poste "rafraîchissement". On ne les a pas comptés, mais on en a trouvé à tous les coins de rue et de prairie. À chaque fois, une ribambelle impressionnante de gens qui faisaient la file, gourde à la main, en quête de l'or bleu. À tous les coins également, des brumisateurs ambulants, accueillis comme des sauveurs.
L'ambiance de cette édition est marquée par un savant mélange de poésie, de surréalisme et de convivialité. Entre les prouesses acrobatiques, les spectacles déambulatoires et les représentations intimistes, le public est conquis et nostalgique. Chapeau bas aux bénévoles (des clubs sportifs de la commune de Florenville et le club des Jeunes de Chassepierre, hyperactifs, en plus des autochtones et autres). "Trouver des bénévoles, c'est parfois le nerf de la guerre, confie Andy Matz, vice-président du club de football de Florenville. Or, l'accueil par l'organisation du festival de Chassepierre est remarquable. Et on peut dire que depuis l'ouverture des portes à 14 h ici, aux entrées du Breux, c'était un défilé. Surtout pour l'achat de billets sur place". Jean-Claude Servais, un fidèle du festival dira: "Chapeau aussi à l'espace des artisans. J'ai l'impression de retrouver de belles et bonnes créations comme aux débuts du festival, voilà des décennies. Je retrouve l'esprit de l'époque." Quand on vous parlait de nostalgie et de "Se ressouvenir". Le point d'orgue de la fête ? Tout le festival. Et sa réussite.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.