Preview : 1001 Threads of Mizan n'a pas fini sa traversée du désert

Preview : 1001 Threads of Mizan n'a pas fini sa traversée du désert

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Mizan bière

1001 Threads of Mizan

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Parmi l’armée de jeux inconnus au bataillon qui voulaient en mettre plein les yeux lors de la cérémonie d’ouverture de la Gamescom, on trouvait 1001 Threads of Mizan. Un jeu dont le gros budget ne fait pas de doute et nous propose d'utiliser Les Mille et Une Nuits et le folklore arabe comme matériau de base. On a pu le découvrir manette en main sur le salon.

Quand un journaliste JV prépare sa venue sur un salon, il doit prendre des rendez-vous pour s’assurer de voir tout ce qu’il a envie de voir. Et puis de temps en temps, on prend des paris sur des « jeux mystères » pour lesquels les éditeurs nous donnent très peu d’infos (voire pas du tout) et c’est au petit bonheur la chance. C’est comme ça que Cael se retrouve sur State of Decay 3 (j’ai bien rigolé, je vais pas vous mentir) et moi sur un « bold, ambitious action adventure game » qui s’est révélé être 1001 Threads of Mizan (il a bien rigolé, il va pas vous mentir).

Pour ceux qui n’ont pas vu l’annonce, 1001 Threads of Mizan est la première production du tout nouveau studio MBC Game Studio, financé par le pouvoir saoudien comme l’expliquait LeDoc en détail par ici. Au programme de ce jeu d’action jouable jusqu’à trois joueurs, une exploitation du folklore arabe et des contes des Mille et Une Nuits, dans une adaptation très libre. Si les membres de l’équipe de développement sont tous des Occidentaux, « nos premiers recrutements comptaient une équipe de recherche sur le folklore arabe originaire de la région et elle a gonflé de plus en plus au cours des trois années de développement », nous explique Scott Lussier, le réalisateur de Mizan. Nous étions donc accompagnés de Lussier et d'un autre membre de l’équipe de développement pour incarner l’un des trois personnages ayant respectivement les rôles de tank, de DPS au corps à corps et à distance.

J'ai choisi l'archère pour cette session | Source : MBC Game Studio
J'ai choisi l'archère pour cette session - Crédits : MBC Game Studio

Magic Carpet Ride

Si l’on pourra faire toute l’aventure à trois joueurs, avec un chat vocal intégré dans le jeu, elle sera tout à fait faisable en solo également, nous précise Lussier. Notre session se découpait en trois grosses sections. La première nous faisait explorer une grande zone désertique avec des montagnes et des oasis sur notre tapis volant, et il faut reconnaître qu’il y a quelque chose d’assez jouissif dans la proposition. « On voulait que le tapis soit plus qu’une monture, mais un élément central dans les combats, surtout sur les boss géants. C’était beaucoup d’itérations pour que ce soit agréable. Au tout début, les tapis fonctionnaient un peu comme une planche de surf où l’on montait depuis le sol avant de redescendre tout doucement, mais ce n’était vraiment pas satisfaisant », nous explique Lussier.

Se déplacer en tapis est plutôt sympa | Source : MBC Game Studio
Se déplacer en tapis est plutôt sympa - Crédits : MBC Game Studio

La deuxième section consistait à combattre un boss secondaire. Ce guerrier de sable était surtout l’occasion de voir les mécaniques coopératives de 1001 Threads of Mizan puisqu’il va s’agir de se coordonner avec ses amis au moment de briser la barre de posture de notre adversaire. Une fois que celle-ci tombe, les trois joueurs ont quelques secondes pour donner un coup qui va enclencher une attaque spéciale. Si l’un des joueurs ne frappe pas dans les temps, c’est une occasion de faire beaucoup de dégâts qui nous passent sous le nez. Les mécaniques de base des personnages restent autrement relativement classique avec une attaque légère, une attaque lourde, des esquives et deux ou trois compétences propres à chaque personnage.

Le guerrier de sable fait des tornades pour nous maintenir au sol | Source : MBC Game Studio
Le guerrier de sable fait des tornades pour nous maintenir au sol - Crédits : MBC Game Studio

La possibilité de s’envoler en tapis pour fuir le danger ou faire une attaque plongeante reste là encore la vraie originalité de la proposition. On nous promet que le jeu final aura un système d’arbres de compétences et d’améliorations de notre personnage et de son équipement, mais nous n’en avons pas vu la couleur dans le cadre de cette preview. Ce premier boss avait quelques attaques sympas, comme des tornades qui vous feront tomber de votre tapis si vous êtes pris dedans, mais ça reste malgré tout relativement classique dans la proposition.

Le dromadaire a combien de boss ?

On sent que c’est surtout sur la troisième section que l’équipe est particulièrement fière du travail accompli avec un gigantesque boss aux mécaniques variées, qui vont nous demander d’esquiver des volées de projectiles comme on en verrait dans Returnal, ou de se séparer chacun sur un objectif spécifique comme le ferait un MMORPG avant de retourner bourrer le boss lorsque son point faible est visible. On passe la quasi-totalité de notre temps sur le tapis volant et ça fonctionne plutôt bien, même si l’ensemble s’avère assez facile. « Notre but n’est pas d’avoir un jeu difficile ou une dimension die & retry. On s’est inspiré des bullet hell pour certains boss, mais aussi et surtout de beaucoup de jeux où l’on fait face à des ennemis immenses comme Shadow of the Colossus, ou Elden Ring Nightreign pour la dimension trois joueurs, même si j’ai dit juste avant que l’on ne faisait pas du die & retry », explique Lussier en rigolant. Force est de constater que ce boss était effectivement la partie la plus intéressante de cette démonstration.

Un petit côté bullet hell | Source : MBC Game Studio
Un petit côté bullet hell - Crédits : MBC Game Studio

Cela étant dit, cette prise en main avait beau être maîtrisée et monter crescendo sur l’intensité, on reste encore sceptique sur ce que 1001 Threads of Mizan essaye de faire. On n’a pas passé un mauvais moment, mais on n’a pas ressenti une once de manque ou même l’envie d’y jouer plus longtemps à la fin de notre session. Le folklore arabe a beau être un terrain fertile pour proposer quelque chose d’artistiquement très intéressant, le classicisme de la proposition une fois que l’on retire le tapis volant est criant. Il reste encore à découvrir tout le volet de progression en jeu, qui on l’espère, permettra d’avoir un véritable sentiment de montée en puissance. En l’état, on passait quand même beaucoup de temps à masher des boutons devant des gros sacs à PV et nos attaques manquaient peut-être un peu de paillettes et d’effets pour les rendre pleinement satisfaisantes visuellement.

1001 Threads of Mizan

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