Projet de delphinarium au zoo de Beauval : une manifestation samedi pour dénoncer "une continuité de la captivité", à l'appel de One Voice

Projet de delphinarium au zoo de Beauval : une manifestation samedi pour dénoncer "une continuité de la captivité", à l'appel de One Voice

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Le parc animalier prévoit de construire, à la demande du gouvernement, dix bassins et trois lagons pour accueillir les pensionnaires d'anciens delphinariums au printemps prochain.

Radio France

Publié le 01/08/2026 06:31

Temps de lecture : 2min

Un dauphin captif évoluant dans un bassin. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)
Un dauphin captif évoluant dans un bassin. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

L’association One Voice appelle à manifester samedi 1er août à partir de dix heures devant le zoo de Beauval, à Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher, rapporte franceinfo et ICI Orléans. Les défenseurs des animaux veulent dire non au projet de nouveaux bassins pour dauphins prévus dans le parc animalier. À la demande du gouvernement, le zoo de Beauval étudie la possibilité de s’agrandir pour pouvoir accueillir, notamment les animaux issus d’anciens delphinariums comme ceux de Planète Sauvage, en Loire-Atlantique, et de Marineland, à Antibes (Alpes-Maritimes).

Une fois validé, ce nouvel espace pourra accueillir au printemps prochain une vingtaine de dauphins dans dix bassins et trois lagons. Rodolphe Delord, le directeur du zoo de Beauval, assure avoir conçu "quelque chose de totalement inédit : dix bassins sur une surface de 2,5 hectares". Il certifie qu'il n'y aura "pas spectacle" et promet "un centre de recherche pour ces animaux".

Mais pour la présidente de l'association One Voice, Muriel Arnal, "rien ne va dans ce projet qui est une continuité de la captivité. Ce sont des dauphins captifs", insiste-t-elle. La solution, selon elle, ce sont des sanctuaires marins.

"On ne peut pas étudier des dauphins en captivité, sauf pour étudier les conséquences de la captivité sur eux."

Muriel Arnal, présidente de One Voice

à franceinfo

"Aujourd'hui les scientifiques étudient les dauphins dans la nature", poursuit Muriel Arnal. Elle rappelle que les dauphins sont "des animaux extrêmement intelligents". Selon elle, à Beauval, ils seront "encore une fois dans des graves souffrances".

"On ne comprend pas cet entêtement de l'industrie à vouloir imposer un nouveau delphinarium qui empêche les solutions de sanctuaire", s'emporte Muriel Arnal. La présidente de One Voice dénonce "cette industrie de la captivité et des delphinariums qui veulent nous faire croire que les dauphins seront sauvés en les enfermant entre quatre murs dans des bassins tout petits en bétonnant la nature. Personne ne peut croire ça !". Elle juge cette situation "inquiétante en 2026". Et elle affirme que "ces bassins-là, qu'ils soient en France ou ailleurs, c'est du dressage. C'est la même souffrance et une souffrance gravissime".

L'association prépare un recours contre l'arrêté ministériel autorisant le projet. Mais faute de sanctuaires marins déjà existants en France, une autre ONG, Sea Shepherd voit dans le projet de Beauval une solution transitoire pour accueillir en France certains dauphins issus de structures qui ont fermé, comme le Marineland d'Antibes dont huit des douze dauphins ont été transférés en Espagne mi-juillet. L’ONG considère ce projet comme "nécessaire" afin d'éviter "une catastrophe pour les cétacés captifs en Europe". Le projet doit voir le jour d'ici mars 2027. Il est chiffré à 35 millions d'euros.