Raphaël Glucksmann : "Moi j’aime beaucoup le vin rouge et le saucisson", interrogé sur un sujet important, le compagnon de Léa Salamé propose une réponse étonnante

Raphaël Glucksmann : "Moi j’aime beaucoup le vin rouge et le saucisson", interrogé sur un sujet important, le compagnon de Léa Salamé propose une réponse étonnante

Raphaël Glucksmann n’avait pas choisi le terrain le plus léger. Ce jeudi 15 octobre, sur le plateau de C à vous sur France 5, le compagnon de Léa Salamé a été interrogé sur l’Europe, la présidentielle de 2027 et la volonté de Marine Le Pen de réduire fortement la contribution française au budget de l’Union européenne. Un sujet brûlant au lendemain d’une intervention de la candidate du Rassemblement national à Bruxelles, où elle a confirmé vouloir plafonner la contribution nette française à 5 milliards d’euros.

Vainqueur quelques jours plus tôt de la primaire sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann a profité de son passage chez Anne-Élisabeth Lemoine pour défendre une ligne résolument européenne. Il a prévenu : "Il faut qu'on mesure l'enjeu de ces élections qui arrivent dans un contexte de guerre potentielle". Pour lui, réduire la participation française au budget européen reviendrait à fragiliser un ensemble dont il veut au contraire renforcer le poids face aux États-Unis, à la Russie et à la Chine. Sa campagne place déjà la question européenne parmi ses marqueurs politiques.

Raphaël Glucksmann répond à Marine Le Pen avec du vin rouge et du saucisson

Face à la proposition portée par Marine Le Pen (contre qui il aurait tenu des propos très crus), Raphaël Glucksmann a parlé de "déconstruction de l'intérieur" de l'Union européenne. Puis son argumentaire a soudain pris une direction beaucoup plus inattendue : "Nous sommes une grande nation libre et notre destin c'est au contraire de prendre la tête de la puissance européenne qui s'affirme. C'est comme ça qu'on va à nouveau pouvoir parler au monde, c'est comme ça qu'on va pouvoir renouer avec le pacte 20 fois séculaire dont parlait le général de Gaulle entre la grandeur de la France et la liberté du monde."

C’est au moment d’opposer sa vision du patriotisme à celle de ses adversaires que le candidat a sorti une formule nettement moins solennelle. "C'est par l'Europe, la France seule, une sorte de nationalisme français qui serait isolé du reste de l'Europe. C'est quoi ? Mais c'est du folklore. Moi j'aime beaucoup le vin rouge et le saucisson aussi, mais je pense que la France elle peut faire mieux." Une image assez éloignée du vocabulaire habituel des institutions européennes, mais qui lui a permis de ramener le débat à une question très concrète : que signifie être souverain quand les grandes puissances économiques et technologiques dépassent largement les frontières nationales ?

Il veut faire de l'Europe un marqueur de sa campagne

Raphaël Glucksmann a poursuivi sans quitter ce fil : "Elle peut avoir une voix qui est entendue dans le monde, elle peut changer le cours des choses, elle peut lutter contre le réchauffement climatique, elle peut rétablir une forme de crédibilité du droit international, mais pour faire ça, seule, elle n'arrivera pas à rester libre seule, la France." Cette opposition entre souveraineté nationale et souveraineté européenne devrait occuper une place importante dans la campagne présidentielle, alors que plusieurs candidats utilisent désormais le même mot pour défendre des projets très différents.

Le candidat a terminé avec une dernière salve : "Et donc, quand on est patriote français, quand on veut un destin pour son pays, quand on veut qu'être citoyen français, c'est être souverain, c'est pouvoir décider de son avenir, c'est pouvoir ne pas subir, Musk, ne pas subir des algoritmes décidés en Chine, on a besoin d'être fondamentalement, viscéralement européens." Depuis sa victoire à la primaire du 11 octobre avec plus de 66 % des suffrages exprimés, Raphaël Glucksmann cherche désormais à installer ses thèmes de campagne. Ce jeudi soir, il aura au moins réussi à faire entrer le saucisson et le vin rouge dans une discussion sur le budget européen.

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