RDC: la coalition C64 refuse le dialogue national proposé par Félix Tshisekedi
La tension monte au sein de la classe politique en RDC après le « oui » du président Félix Tshisekedi à un dialogue. Il était tant réclamé par l’opposition et les principales confessions religieuses du pays pour régler la crise sécuritaire dans l’Est et les tensions politiques. Mais en validant cette option, le président a fixé des lignes rouges et annoncé d'abord des consultations à travers le pays qui devraient aboutir à un dialogue. Aujourd’hui, la principale coalition d'opposition au pays, la C64 rejette fermement l'initiative visant à mener des consultations populaires.
Publié le : 28/08/2026 - 22:15Modifié le : 29/08/2026 - 03:15
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Pour la coalition C64, l'initiative de Félix Tshisekedi constitue une diversion alors que les citoyens congolais connaissent des difficultés réelles, rapporte notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa. L’opposition accuse le pouvoir de substituer des démarches inefficaces à un vrai dialogue national inclusif.
Après 5 h de concertation, la position commune a été dévoilée par Martin Fayulu : « Le peuple n’est pas dupe. Ces énièmes consultations de Félix Tshisekedi ne répondent ni à l'urgence de la guerre, ni à l'insécurité, ni à la crise sanitaire, ni à la détresse sociale des Congolais. Elles détournent le pays de ses véritables priorités. »
Selon les leaders d'opposition, le président Tshisekedi est « cyniquement préoccupé » par son maintien au pouvoir au-delà de son second mandat qui expire en 2028. « Le pouvoir prépare les conditions de la prolongation en exploitant comme fonds de commerce la guerre et la détresse dans l'Est du pays. La C64 se lève contre les ambitions de Felix Tshisekedi qui est prêt à consolider la balkanisation du pays au-delà de la fin de son mandat fixée dans 754 jours. »
Un dialogue à condition qu’il soit « pleinement inclusif »
La C64 ne ferme toutefois pas la porte au principe d’un dialogue national. Elle demande qu’il soit « pleinement inclusif », avec notamment la participation des rebelles de l’AFC-M23 et de l’ancien président Joseph Kabila. Elle réclame également que les Églises soient désignées comme médiatrices. « Nous entendons par là que toutes les parties prenantes viennent et se mettent autour d’une table : ceux des partis politiques, de la majorité, de l’opposition, les membres de la société civile, ceux qui sont dans la diaspora, mais aussi ceux qui ont pris les armes jusque-là », explique Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDe).
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RD CONGO _Son MATIN Martin Fayulu explique le refus du C64
Face à ce qu'elle qualifie de dérive, la C64 entend mobiliser la population. La coalition réitère ainsi son appel à une grande marche nationale le 15 septembre prochain pour faire opposition aux manœuvres du camp au pouvoir.
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