RDC: l’opposition reporte la manifestation contre la révision de la Constitution prévue le 22 juillet

RDC: l’opposition reporte la manifestation contre la révision de la Constitution prévue le 22 juillet

En République démocratique du Congo (RDC), l'opposition, réunie autour de la plateforme politique C64, a annoncé, lundi 20 juillet, le report de sa marche prévue ce mercredi 22 juillet 2026. Les opposants avaient prévu un rassemblement dans le centre-ville de Kinshasa pour s'opposer au projet de modification de la Constitution du camp présidentiel.

Publié le : 20/07/2026 - 21:12Modifié le : 21/07/2026 - 01:04

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Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

Vendredi 17 juillet, le président Félix Tshisekedi a confié aux religieux la tâche d'organiser un dialogue national en RDC, répondant ainsi à l'une des revendications de la plateforme politique C64. Les religieux leur avaient alors demandé de reporter la manifestation programmée le 22 juillet à Kinshasa. Ils ont été suivis.

C'est après plusieurs réunions que la conférence des présidents de partis de la coalition a officialisé ce report. Depuis leur rencontre, samedi matin, avec les Églises, les opposants semblaient prêts à faire un geste « vers l'apaisement », mais la méfiance, voire la défiance, envers le pouvoir de Kinshasa restait forte. « On a besoin de garanties », confiait un cadre de C64.

Un ultimatum posé au chef de l'État

Désormais, la plateforme affirme prendre acte de l'annonce présidentielle. Le dialogue, toujours selon le communiqué de l'opposition, « doit permettre d'aborder, dans un esprit de responsabilité et de vérité, les causes profondes de la crise que traverse le pays ». Le texte cite, entre autres, « l'agression extérieure, l'insécurité dans l'Est, la crise de gouvernance ou encore les difficultés économiques et sociales ».

Par ailleurs, les dirigeants de C64 posent un ultimatum au chef de l'État. Ils exigent de Félix Tshisekedi qu'il convoque officiellement ce dialogue, avant le 15 août prochain. Si ce n'est pas le cas, « la Coalition appellera le peuple congolais à reprendre les actions citoyennes pacifiques nécessaires à la défense de l'ordre constitutionnel, de la démocratie, de l'État de droit et de l'avenir de la Nation ».

« Le pouvoir doit éviter toute provocation »

La coalition demande d’ailleurs à ses sympathisants de rester concentrés, car tout l’enjeu de ces derniers jours étaient justement de ne pas démobiliser les militants tout en donnant un gage de bonne volonté à la médiation religieuse, qui avait demandé le report de la manifestation.

L’opposition a en effet beaucoup insisté pour que ce soit la Cenco et l’ECC qui soient nommés en charge de l’organisation de ce dialogue. Il ne faudrait désormais pas les mettre en difficulté.

Enfin, les dirigeants de l’opposition précisent qu’ils resteront vigilants dans les jours à venir. « Le pouvoir doit éviter toute provocation », affirme Prince Epenge, le porte-parole de Lamuka, la plateforme de Martin Fayulu. Une des lignes rouges serait la promulgation de la loi référendaire, votée en juin, qui ouvre la porte à un changement constitutionnel.

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« Il faut que d'ici le 15 août, le dialogue soit convoqué », dit Prince Epengue, porte-parole de la coalition d'opposition Lamuka

Paulina Zidi

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