Red Bull : malgré le podium de Verstappen en Hongrie, Laurent Mekies lance un avertissement
La deuxième place de Max Verstappen au Grand Prix de Hongrie a dépassé les attentes de Red Bull. Si le quadruple champion du monde a une nouvelle fois maximisé le potentiel de sa monoplace, Laurent Mekies estime que ce résultat ne doit pas masquer les difficultés persistantes de l'équipe. Le directeur de l'écurie autrichienne reconnaît que la RB26 reste loin du niveau nécessaire pour viser régulièrement la victoire et assure que Red Bull ne retrouvera pas le sourire tant que cette situation ne sera pas corrigée.
Avant le départ du Grand Prix de Hongrie, peu de personnes au sein de Red Bull imaginaient voir Max Verstappen terminer à la deuxième place. Après un week-end compliqué marqué par un manque de performance et des difficultés à trouver les bons réglages, l'écurie autrichienne s'attendait surtout à lutter derrière McLaren et Ferrari. Finalement, Verstappen est parvenu à décrocher une deuxième place précieuse, tandis qu'Isack Hadjar a confirmé sa belle régularité en terminant sixième. Un résultat encourageant, mais qui ne cache pas les limites d'une voiture encore difficile à exploiter.
« Je pense que nous n'avons jamais réussi à donner à Max et Isack une voiture avec laquelle ils pouvaient attaquer », reconnaît Laurent Mekies. « Si je repense aux retours des pilotes à Spa ou en Autriche, ils auraient probablement dit que la voiture était dans la bonne fenêtre de fonctionnement. Ce n'était absolument pas le cas ce week-end » ; ajoute-t-il.
Des progrès réalisés au fil du week-end
Malgré ce constat, le patron de Red Bull souligne le travail réalisé par les ingénieurs entre les essais libres et la course. Comme souvent ces derniers mois, l'équipe est parvenue à améliorer progressivement le comportement de la monoplace, permettant à Verstappen de se battre aux avant-postes dimanche. « La situation était certainement pire vendredi et samedi qu'elle ne l'était aujourd'hui », explique Mekies. « Même dimanche, la voiture ne procurait probablement pas de très bonnes sensations aux pilotes. Mais dans des conditions compliquées pour tout le monde, seul Lando Norris était réellement plus rapide que Max. Je pense que nous étions capables de rivaliser avec tous les autres », confie-t-il.
Le Français estime notamment que le package d'évolutions introduit récemment commence enfin à produire les effets espérés. Après un Grand Prix de Belgique où le nouvel aileron avant n'avait pas donné satisfaction, les enseignements tirés à Budapest ont permis à l'équipe de mieux exploiter les nouveautés apportées sur la RB22.
Une monoplace toujours très sensible
Si Red Bull a retrouvé un peu de compétitivité, Laurent Mekies admet que la voiture demeure extrêmement délicate à régler. Selon lui, le moindre changement de conditions peut provoquer une perte de performance importante. « Notre voiture est très sensible à un certain nombre de petits facteurs depuis la première course. Un léger passage sur les vibreurs, quelques graviers ou un changement de direction du vent peuvent suffire à faire basculer les performances. Non seulement cela coûte du temps au tour, mais cela fait aussi perdre confiance aux pilotes », souligne le Mekies.
Cette sensibilité explique les écarts parfois importants observés d'un circuit à l'autre. Pour Mekies, le défi consiste désormais à rendre la monoplace plus prévisible afin que Verstappen et Hadjar puissent attaquer avec davantage de confiance. Le directeur de Red Bull tient également à saluer le travail réalisé en interne depuis le début de saison. Selon lui, les progrès ne sont pas uniquement liés aux évolutions visibles sur la voiture. « Tout le monde a contribué, aussi bien du côté du châssis que du moteur. Certaines améliorations proviennent des mises à jour, d'autres du travail quotidien de nos près de 2 000 collaborateurs. Ce sont parfois des gains invisibles, mais ils nous ont permis de revenir dans la lutte pour les podiums. »
Des choix stratégiques qui ont payé
Au-delà des performances de la voiture, Mekies se félicite également des décisions prises par les stratèges de Red Bull pendant la course. L'équipe avait anticipé un week-end beaucoup plus compliqué, estimant que McLaren et Ferrari disposaient d'un avantage important avant même le départ. Finalement, Verstappen a réussi à devancer les deux Ferrari grâce à une stratégie parfaitement exécutée. « Avant la course, nous pensions que Lando Norris et les deux Ferrari seraient hors de portée. Nous imaginions pouvoir nous battre avec certaines Mercedes et probablement Oscar Piastri. Finalement, nous avons pu rivaliser avec Ferrari, même si Lando était intouchable », indique-t-il.
Déjà le regard tourné vers 2027
Malgré cette dynamique positive, Laurent Mekies refuse de considérer cette deuxième place comme une satisfaction. Pour lui, Red Bull reste encore loin de ses standards habituels. Il reconnaît également qu'un choix stratégique devra bientôt être effectué entre continuer à développer la monoplace ou concentrer les ressources sur celle de la saison prochaine, dans un contexte où les nouvelles réglementations imposent déjà une préparation importante. « À un moment donné, nous devrons trouver le bon équilibre entre cette saison et la suivante. Cette décision arrivera probablement plus tôt que l'an dernier. »
« Nous ne signons pour rien d'autre que pour gagner des courses. Nous avons réduit l'écart de manière significative depuis le début de saison, mais cela ne suffit pas. Nous ne serons satisfaits que lorsque nous disposerons à nouveau d'une voiture capable de gagner régulièrement », a-t-il conclu.
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La deuxième place de Max Verstappen au Grand Prix de Hongrie a dépassé les attentes de Red Bull. Si le quadruple champion du monde a extrait le maximum de sa monoplace, Laurent Mekies reconnaît que l'équipe n'a jamais offert à ses pilotes une voiture capable d'attaquer pleinement.
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