Rugby : sensation en Afrique du Sud où les All Blacks imposent leur loi aux champions du monde
l'essentiel Sous les arches aux airs brutalistes de l'Ellis Park de Johannesburg, les doubles champions du monde en titre sud-africains, connus pour leur rugosité, ont paru bien émoussés samedi et se sont inclinés contre les All Blacks (33-16), une première à domicile depuis quatre ans.
Dirigés par leur nouveau sélectionneur Dave Rennie pour la quatrième fois seulement, les Néo-Zélandais ont remporté ce premier test match d'une série de quatre entre les finalistes de la dernière Coupe du monde. À un an du prochain Mondial, les All Blacks ont infligé cinq essais aux Springboks dont un doublé de leur meilleur marqueur Will Jordan - qui a poussé à 53 son record -, pour seulement un Sud-Africain. "On est très fiers de nous, a réagi Dave Rennie. Mais on se méfie de la réaction qu'ils nous réservent la semaine prochaine." Car les deux équipes, qui ont remporté à elles deux sept des dix Coupes du monde, se retrouvent dès samedi au Cap.
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La dernière fois que les hommes de "Rassie" Erasmus avaient concédé autant d'essais et perdu, c'était déjà à l'Ellis Park l'an passé face aux Australiens (38-22, six essais des Wallabies) dans un match où ils avaient multiplié les approximations balle en main (23 ballons perdus). L'air de l'hiver austral à Johannesburg est pourtant sec et doux en août. "La balle n'était pas mouillée, on ne peut pas utiliser ça comme excuse", a convenu le sélectionneur sud-africain. "C'est à cause de la pression qu'ils ont mise sur nous", a-t-il concédé. Et si les Sud-Africains ont fini la partie à 13, ils étaient déjà menés de dix points (26-16) au moment des deux cartons jaunes reçus coup sur coup (68e et 70e).
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Le choc a offert l'opposition de style promise avec des Boks d'une puissance impressionnante, notamment en mêlée, suscitant des "scrum, scrum, scrum" (mêlée en anglais) du public vert et or qui en demandait plus. Mais profitant des nombreux plaquages manqués par les Boks (seulement 70 % de réussite), les Kiwis étaient au contact à la mi-temps (13-12).
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"Les dix minutes avant la mi-temps ont été décisives, on était vraiment sous pression", a reconnu Dave Rennie. Un ballon qui a échappé des mains du talonneur Malcolm Marx juste avant d'aplatir (35e) a sans doute été un tournant. "Contre une équipe de la classe de la Nouvelle-Zélande, il ne faut pas laisser passer nos chances", a observé "Rassie" Erasmus. "Il y a deux ou trois moments où on n'a pas fait en sorte que le match tourne pour nous." Ses hommes restaient auparavant sur cinq victoires en six rencontres. Parmi celles-ci, la pire déroute de l'histoire des Néo-Zélandais, qu'ils leur avaient infligée chez eux, à Wellington il y a près d'un an (43-10).