"Sa rénovation n'est pas envisageable" : Waterloo veut déménager sa bibliothèque, "une décision lourde et coûteuse" dénonce l'opposition

"Sa rénovation n'est pas envisageable" : Waterloo veut déménager sa bibliothèque, "une décision lourde et coûteuse" dénonce l'opposition

La bibliothèque communale de Waterloo devrait bientôt quitter ses locaux actuels. La majorité souhaite acquérir un bâtiment situé boulevard Henri Rolin afin d'y créer un pôle culturel réunissant la bibliothèque et le Centre culturel. Si le collège défend une opération nécessaire pour moderniser le patrimoine communal, le projet a suscité de nombreuses questions lors du dernier conseil communal, notamment sur son coût, son accessibilité et la vente du terrain de la bibliothèque actuelle.

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Pour la bourgmestre Florence Reuter (MR), ce déménagement est avant tout motivé par l'état du bâtiment existant. "Notre bibliothèque est un ancien bâtiment des années 80 qui était une maison témoin à l'époque. Son installation devait être provisoire. Aujourd'hui, le bâtiment ne convient plus à la fonction mais surtout sa stabilité n'est plus assurée et sa rénovation n'est pas envisageable", a-t-elle expliqué.

Waterloo veut "préparer l'avenir"

Selon la bourgmestre, cette acquisition s'inscrit dans une stratégie plus large de gestion du patrimoine communal. "Tous les bâtiments doivent faire l'objet d'une véritable stratégie immobilière afin de préparer l'avenir et les générations futures", a-t-elle indiqué, évoquant la nécessité de remplacer ou de rénover des bâtiments devenus énergivores et coûteux à entretenir.

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Le bâtiment visé, situé boulevard Henri Rolin, permettrait d'accueillir la bibliothèque, des espaces pour la jeunesse, des ateliers, des salles de réunion, des espaces d'exposition ainsi que les bureaux du Centre culturel. "L'idée est vraiment de créer un pôle culture rassemblé, modulable dans son aménagement, moderne", résume Florence Reuter.

Interrogée sur la possibilité de reconstruire la bibliothèque sur son emplacement actuel, la bourgmestre a répondu que cette option avait été envisagée mais jugée plus complexe. Elle a évoqué "une construction extrêmement lourde", des coûts difficiles à maîtriser et un chantier plus long, estimant que le bâtiment actuellement disponible est "neuf, vide, disponible et aménageable".

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Demande de garanties

Du côté de l'opposition, si Waterloo Ensemble dit partager l'objectif d'offrir une bibliothèque mieux adaptée, le groupe a demandé plusieurs garanties avant de se prononcer. Le conseiller Jean-Michel Cassiers (LE) a notamment évoqué "le coût annoncé du projet de plus de 4 millions", les frais de copropriété, l'absence de parking, les questions d'accessibilité, de sécurité pour les groupes scolaires ainsi que le manque d'analyse d'alternatives comme une reconstruction sur le site actuel.

À l'issue des débats, Waterloo Ensemble a toutefois approuvé le projet. Le groupe explique que les engagements pris par la majorité, notamment sur la création d'un emplacement PMR, la sécurisation des accès et l'encadrement de la vente du terrain de l'actuelle bibliothèque, lui ont permis "d'adopter une position plus éclairée".

"Un passage en force"

Renouveau Communal a, en revanche, tiré à boulets rouges contre ce projet. Son chef de groupe, Sébastien Willems (Défi), estime que le conseil devait prendre "une décision lourde, coûteuse qui engage durablement les finances communales" et dénonce "un passage en force plutôt qu'une décision mûrie". Le groupe s'inquiète également de l'absence de parking, de la gestion d'un bâtiment en copropriété et du financement du projet par la vente du terrain actuel de la bibliothèque.

Florence Reuter a assuré que cette vente serait encadrée. "Il n'est pas question de construire des tours et d'impacter les riverains", a-t-elle déclaré, précisant que la commune entend fixer des conditions strictes dans le cahier des charges afin de limiter les futures constructions sur le site.

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