Série d’été sur la Résistance : À Armentières et ses environs, les mouvements se coordonnent
Dans une série de sept épisodes, nous nous intéressons à l’histoire de la Résistance à Armentières et ses environs pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce troisième volet revient sur le début de la coordination des différents mouvements de résistance.
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En 1942, le réseau de l’OCM (Organisation civile et militaire) prend une certaine autonomie par le renseignement, ce qui permet d’éviter certaines arrestations. Le groupe de résistants peut compter sur des agents de liaison dans la municipalité de la ville, au commissariat d’Armentières et même au sein de la Kommandantur rue Sadi Carnot.

Un mouvement social fut également créé pour venir en aide à ceux qui, menacé d’être arrêtés, avaient dû prendre le maquis, mais aussi aux familles de ceux qui étaient arrêtés. L’abbé Vannobel de la paroisse Saint-Louis d’Armentières et Kléber Ringot furent les fondateurs de cette résistance passive en fournissant des repas.
Les œuvres sociales dans la Résistance
Dès le mois de mai 1940, l’abbé Vannobel fonda le service d’aide aux réfugiés puis le comité d’entraide aux nécessiteux, la protection de l’enfance, la réquisition du lait pour enfants, l’aide aux prisonniers de guerre et leurs familles, l’aide aux sinistrés et le rapatriement des familles dispersées. Il organisa de même des équipes de travaux de déblaiement et de sécurité.

Quant à Kléber Ringot, il fut le président-fondateur de l’œuvre des enfants d’Armentières, vice-président du comité des soins spéciaux et président du comité des repas populaires, qui subsista jusqu’après la fin de la guerre et distribua des milliers et des milliers de repas. Plus tard, des repas seront fournis aux STO (Service du Travail Obligatoire).

Quant à « Ceux de La Voix du Nord », ils prirent contacte avec l’OCM d’Oscar Leroy et le mouvement de résistance de Nieppe de Jules Houcke. Kléber Ringot se rend ensuite à Paris pour rencontrer la direction du CNR (Conseil National de la Résistance). Georges Bidault (le président du CNR qui a succédé à Jean Moulin) et Kléber Ringot créent la liaison entre la Résistance du Nord et le CNR.
Des mouvements de résistance coordonnés
Oscar Leroy fut contacté fin 1942 sur ordre de Londres par des officiers de liaison de l’OCM. Il ne connaît alors pas ces personnes qui lui posent des questions très secrètes sur les effectifs du groupe. Pour être certain de ne pas se faire avoir par un ennemi infiltré, Oscar Leroy leur demanda de faire passer le message suivant depuis Londres dans les 48 heures : « La Lys passe à Armentières et à Houplines ». Le message fut bel et bien diffusé et, pour la première fois, l’OCM est le CNR sont reliés afin de coordonner leurs efforts avec d’autres mouvements.

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