Soupçon d'ingérence russe en vue de l'élection présidentielle en France: l'ancien Premier ministre Gabriel Attal porte plainte

Soupçon d'ingérence russe en vue de l'élection présidentielle en France: l'ancien Premier ministre Gabriel Attal porte plainte

L'ex-Premier ministre français Gabriel Attal, candidat à la présidentielle de 2027, a porté plainte pour "ingérence étrangère" en "provenance de réseaux russes" cherchant à la déstabiliser, ont indiqué samedi ses avocats.

Après un premier signalement mercredi "pour une ingérence numérique extérieure" et "en provenance de Russie", les services de l'Etat "ont informé" vendredi M. Attal, également secrétaire général du parti de centre droit Renaissance, d'une "nouvelle opération d'ingérence" jeudi, "à nouveau en provenance de réseaux russes", exposent ses conseils dans un communiqué adressé à l'AFP.

A huit mois du premier tour de la présidentielle, une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis.

Le candidat de centre droit Edouard Philippe a été calomnié sur son état de santé, l'eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann a été visé à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari. Quant à Gabriel Attal (centre droit), il a été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.

La plainte déposée par M. Attal à Paris vendredi soir et dont l'AFP a eu connaissance, dénonce "des faits d'ingérence étrangère, de manipulation de l'information, de fabrication de contenus truqués, susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et à la sincérité du scrutin présidentiel à venir".

"Si on ne fait rien pour se protéger, l'élection peut être faussée", s'est inquiété jeudi sur la radio RTL Gabriel Attal, accusant "la Russie de vouloir voler" ce scrutin aux Français.

Même si les opérations de déstabilisation révélées ces derniers jours sont restées peu visibles d'après une source sécuritaire, il s'agit des premières visant directement depuis le début de la campagne des prétendants à l'Elysée. Une enquête a été ouverte par la justice concernant Raphaël Glucksmann.