Test Shokz OpenDots 2 : des écouteurs ouverts parfaits pour le sport, encore limités dans les basses
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Sûr de l’ergonomie de ses écouteurs clipsables, Shokz apporte simplement aux OpenDots 2 des améliorations ciblées pour se rapprocher des meilleures références du marché. Espérons que cette montée en gamme discrète suffise à repousser les limites sonores du format ouvert.
Présentation
Encore en phase de démocratisation en Europe, les écouteurs à clip connaissent déjà un véritable essor en Asie. De conception ouverte, ils se fixent sur l'hélix de l'oreille sans pénétrer dans le conduit auditif, avec la promesse d'offrir un confort et un maintien de premier ordre.
Après avoir investi ce segment avec les OpenDots One il y a tout juste un an, Shokz ne tarde pas à faire évoluer sa formule. Les OpenDots 2 reprennent ainsi le design de leurs devanciers presque à l'identique, signe que le fabricant chinois estime avoir trouvé une ergonomie convaincante.
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Les nouveautés se concentrent alors sur des améliorations ciblées. On retrouve des optimisations acoustiques, une meilleure étanchéité grâce à une certification IP57, l'intégration de microphones à conduction osseuse, des commandes revues ainsi qu'une app plus complète. Sur le papier, Shokz entend ainsi réduire l'écart avec les itérations de Huawei et Bose.
Prix & disponibilité
Les OpenDots 2 sont sortis en juin 2026 au prix de 199 € dans des coloris blanc, noir et gris.
Conditions de test
Les OpenDots 2 ont été testés avec la version EU_V_08 de leur micrologiciel et l'app Shokz en version v5.9.2.
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ConstructionPas de neuf, mais du mieux
Ne s’allégeant que de 0,1 g et reprenant à l’identique les dimensions de leurs devanciers, les OpenDots 2 se distinguent uniquement par leur jonction en alliage nickel-titane un peu moins large. Pour le reste, ils conservent leurs coques circulaires et leur partie arrière tubulaire au design relativement commun. En effet, Shokz mise avant tout sur l’efficacité et la sobriété, quitte à ne pas vraiment sortir du lot.
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Bien que toujours moins austères que les Sony LinkBuds Clip, les OpenDots 2 sont encore loin de compter parmi les plus légers du marché et peuvent paraître un peu imposants une fois portés. Cela dit, ils bénéficient d’une construction sérieuse, avec un assemblage irréprochable et un arceau ni trop rigide ni trop souple, tout en restant particulièrement flexible. Un juste équilibre qui inspire confiance en matière de durabilité.
Par ailleurs, saluons le passage d’une certification IP54 à IP57, qui leur permet enfin de talonner les Huawei FreeClip 2 en matière de résistance aux intempéries et à la transpiration. Les OpenDots 2 sont donc tout indiqués pour le sport, même si les précautions d’usage restent de mise (essuyage après chaque séance, rinçage à l’eau douce, etc.).
Boîtier
À l’instar des écouteurs, l’étui de charge affiche une perte de poids très légère, mais conserve le design simple de celui des OpenDots One. Il n’est pas non plus un modèle de compacité face au spécimen de Huawei, mais reste suffisamment fin pour passer inaperçu dans une poche de pantalon. Son ouverture à une main est aisée, tandis que son revêtement doux le rend agréable en main.
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Le couvercle laisse entendre quelques grincements, mais l’ensemble dégage une impression de solidité appréciable. Notons également la facilité avec laquelle les écouteurs se saisissent et se rangent, d’une part grâce à leurs arceaux en évidence, d’autre part en raison d'oreillettes droite et gauche interchangeables. En effet, la stéréo s’adapte automatiquement une fois les écouteurs portés aux oreilles, un atout pratique que tout fabricant d'écouteurs à clip devrait adopter.
La charge sans fil QI est toujours de la partie, tandis que Shokz cherche une fois de plus à rivaliser avec Huawei en octroyant au boîtier une certification IP54 pour une protection certes minimale, mais bonne à prendre.
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ConfortToujours aussi confortables
Étant donné que leur jonction affinée ne fera probablement une différence que pour les plus larges oreilles, les OpenDots 2 offrent des sensations de confort tout aussi convaincantes que celles de leurs aînés.
Leur design ouvert évite toute intrusion auriculaire, tandis que le bon équilibre entre rigidité et souplesse de la jonction leur permet de concilier avec brio stabilité et absence de points de pression. Si les OpenDots 2 peuvent alors être portés sans gêne quasiment toute la journée et ne feront jamais faux bond lors des séances sportives, les Huawei FreeClip 2 restent plus discrets à l’oreille en raison de leur poids inférieur (6,4 g contre 5,1 g) et un haricot plus compact, sans que cela n'affecte leur maintien.
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En effet, la partie arrière des OpenDots 2 se fait encore légèrement sentir derrière l’oreille. Grâce à un revêtement en silicone judicieusement positionné, cette gêne demeure toutefois négligeable en comparaison du modèle de Sony.
Expérience utilisateurLe pilotage en point fort
Commandes
En matière de contrôle, Shokz reconduit sa formule combinant des tapotements sur la jonction et des pincements sur les deux extrémités de la partie arrière. La lecture/pause se gère désormais via un simple pincement, en lieu et place du double pincement rapide, désormais recommadé pour le passage des pistes. L'expérience s'améliore, car le geste est plus simple à réaliser et réduit le risque de déplacer la chambre acoustique.
Selon nous, l'appui maintenu des OpenDots 2 constitue la méthode la plus pratique pour régler le volume sur des écouteurs à clip (– à gauche, + à droite), de loin plus intuitive et moins déstabilisante que les tapotements multiples sur l'arceau de Sony ou les balayages peu pratiques de Huawei.
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Dans l'absolu, il est donc possible de désactiver les commandes de la jonction (double et triple tapotements pour gérer la lecture) tout en conservant l'essentiel. Elles restent toutefois indispensables pour accéder à l'ensemble des commandes depuis un seul écouteur. Or, Shokz n'a manifestement pas conçu les OpenDots 2 dans cette optique : il faut par exemple maintenir le haricot pour augmenter le volume, puis effectuer un triple tapotement sur la jonction pour le diminuer, ce qui n'est pas très logique.
Enfin, notons que la prise en compte s'est montrée plutôt réactive et les commandes manquées relativement rares. Il faudra toutefois éviter de saisir les écouteurs par leur partie arrière, sous peine de déclencher involontairement la lecture.
Connectivité
Si le récepteur Bluetooth 6.1 des OpenDots 2 profite d’avantages bienvenus tels qu’un appairage par pop-up grâce à Google Fast Pair et d'un multipoint parfaitement fonctionnel, il est dommage que Shokz fasse toujours partie des derniers fabricants à ne pas voir l’intérêt des codecs.
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Si le LDAC ou les différents codecs aptX ne sont pas vraiment adaptés à leur architecture naturellement pénalisée dans le bas du spectre, on aurait apprécié une prise en charge du standard LE Audio. Celui-ci aurait non seulement permis d’ouvrir les OpenDots 2 aux fonctions de partage audio via Auracast, mais aussi de profiter du codec LC3 afin de réduire la latence sur Android. Une telle fonctionnalité n’aurait d’ailleurs pas été superflue, le mode propriétaire proposé dans l’application Shokz ne parvenant pas à compenser une latence de 225 ms, bien trop élévée pour le gaming.
Application
Bien qu'elle manque encore un peu d'identité visuelle, l'application Shokz (iOS et Android) a le mérite d'être mieux organisée avec les OpenDots 2. La personnalisation des commandes est plus claire, tandis que les menus ne sont plus inutilement dupliqués dans la rubrique "Plus de paramètres".
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Au-delà de ça, on ne peut pas dire que les nouveautés soient légion, si ce n’est un mode basse latence inefficace, un système d’alerte au cas où l’un des écouteurs vient à chuter, ainsi que la possibilité de gérer le volume du guide sonore ou le désactiver complètement. Son égaliseur 5 bandes étant un peu léger, l'application ne figure pas parmi les plus complètes, mais elle peut se monter utile pour désactiver les capteurs de port si besoin, activer l'audio spatial optimisé par Dolby ou encore faire sonner les écouteurs en cas de perte.
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AudioDes basses encore limitées
Les OpenDots 2 héritent des transducteurs de 11,8 mm montés face à face de leurs aînés, annoncés comme capables de déplacer le même volume d’air qu’une seule unité de 16 mm. Cette conception entend pallier une extension limitée dans les basses, inhérente à leur format ouvert. Néanmoins, Shokz annonce une refonte de leur membrane et l’introduction de la technologie MirrorPitch, afin de réduire la distorsion dans le grave et optimiser la directivité sonore vers le conduit auditif.
En pratique, si les OpenDots 2 délivrent un son plus puissant que leurs devanciers, ces évolutions se traduisent davantage par un gain d’expressivité dans le haut du spectre que par une meilleure extension dans les basses, hélas.
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Forts de l’expérience de Shokz sur le marché des écouteurs ouverts, les OpenDots 2 sont assurément capables de délivrer un rendu qui a du corps, mais peinent à descendre sous les 75 Hz à un volume d’écoute confortable. Il ne faut donc pas espérer une assise comparable à celle des Shokz OpenFit Pro, ou dans une moindre mesure à celle des Huawei FreeClip 2, qui atteignent respectivement 50 Hz et 65 Hz dans les mêmes conditions.
En l’état, les OpenDots 2 délivrent un sub très timide et des grosses caisses qui manquent d’impact, un exercice dans lequel les OpenDots One sont un peu plus convaincants. En contrepartie, ils offrent des basses supérieures plus précises, à la fois mieux contrôlées et mieux définies.
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Cette sensation de retenue dans le grave s’explique par un haut-médium rehaussé. Ce réglage apporte davantage de présence aux voix, auparavant légèrement nasales, tout en renforçant le niveau de détail et l’énergie globale. Associé à des basses toujours en retrait, il tend toutefois à exacerber la réverbération de certaines pistes vocales et à rendre les percussions énergiques plus frontales et tranchantes sur les morceaux peu chargés en grave, au détriment du naturel.
Leur restitution restant avant tout centrée sur les médiums, les OpenDots 2 ne tombent pourtant jamais dans l’excès. Les fréquences autour de 1 kHz dominent le spectre, ce qui évite l’accentuation des chuintantes et aide à préserver les timbres. Malgré le manque d’extension dans le grave, les voix conservent ainsi du corps sur la plupart des enregistrements. L’aigu est lui aussi bien dosé, suffisamment en retrait pour éviter une présentation trop fluette ou scintillante, et assez présent pour reproduire correctement charleys, cymbales et voix féminines. Enfin, une légère accentuation au-delà de 10 kHz apporte une sensation d’ouverture bienvenue, sans nuire à l’équilibre.
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Comme la quasi-totalité des écouteurs ouverts, les OpenDots 2 perdent en niveau de grave à mesure que le volume augmente. Malheureusement, ce phénomène apparaît dès 85 dB, soit un niveau tout juste élévé. Mieux vaut donc éviter de pousser le volume, au risque d’accentuer les défauts évoqués précédemment. Il conviendra également de maintenir les chambres acoustiques aussi bien alignées que possible avec le conduit auditif, position pour laquelle les OpenDots 2 ont été réglés. En effet, un positionnement trop éloigné tend à déséquilibrer le rendu en renforçant l’aigu.
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IsolationL’isolation aux abonnés absents
Leur conception totalement ouverte laissant l'environnement sonore s'exprimer presque sans entrave, inutile d'attendre le moindre effet d'isolation avec les OpenDots 2. Seules les fréquences les plus élevées subissent une légère atténuation en raison de la proximité des coques avec le conduit auditif, mais ce phénomène est tout à fait négligeable.
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TransparenceJamais coupé du monde
L'absence d'isolation profite logiquement à la perception de l'environnement. Les OpenDots 2 permettent ainsi une écoute très naturelle des sons extérieurs, qu'il s'agisse des conversations, de la circulation ou des bruits du quotidien, comme si l'on ne portait pas d'écouteurs. La seule différence réside dans leur présence physique à l'oreille.
MicroEn progrès, mais pas parfait
Outre l’algorithme de réduction des bruits ambiants et le réseau de quatre microphones que l’on retrouvait déjà sur les OpenDots One, ce modèle ajoute deux unités à conduction osseuse en complément. En pratique, l’amélioration est palpable en milieu bruyant, où l’algorithme parvient mieux à annihiler les bruits de la circulation, tout en évitant les saccades vocales auparavant observées. Si le propos est majoritairement intelligible et soutenu, le passage d’une moto bruyante peut toutefois encore créer des artefacts sur la voix et compromettre la compréhension de certains mots.
En milieu calme, la captation s’effectue sans encombre, mais la qualité du signal laisse à désirer. Des artefacts sont audibles en arrière-plan, tandis que la voix souffre à la fois d’un rendu robotique et d’une légère coloration nasillarde.
AutonomieLe marathon continue
Sur le papier, l'autonomie des OpenDots 2 n'évolue pas par rapport à la génération précédente, avec 10 h annoncées par Shokz. Dans nos conditions de test (lecture continue à 60 % du volume), ils ont tenu 9 h 30 min avant de s'éteindre. Une excellente performance, tout à fait fidèle à la promesse du constructeur.
Ce résultat place une nouvelle fois les OpenDots 2 parmi les références de cette catégorie. Sans révolutionner l'endurance des écouteurs clipsables, Shokz conserve une légère avance sur la concurrence, notamment face aux Huawei FreeClip 2.
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Points forts
Restitution claire, aigus équilibrés.
Confort et maintien exemplaires.
Commandes bien pensées, basculement droite/gauche automatique.
Micros en progrès, conception étanche.
Autonomie confortable.
Points faibles
Extension timide dans le grave, manque d'assise.
Haut-médium un peu excessif à volume élevé.
Connectivité spartiate.
Design encore un peu massif.
Shokz OpenDots 2 : Notre avis complet
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
Les OpenDots 2 étant désormais mieux adaptés au sport intensif et aux appels en extérieur, les optimisations apportées par le constructeur portent leurs fruits. Ils conservent en outre les principaux atouts de leurs aînés, tels qu’un confort exemplaire, des commandes bien pensées et une autonomie compétitive. Sur le plan sonore, ils gagnent en clarté sans tomber dans le piège d'un haut du spectre agressif, mais pâtissent encore d'un manque d'assise dans les basses. Les OpenDots 2 ne repoussent donc pas les limites du format, mais se rapprochent un peu plus des modèles les plus aboutis du genre.
Face à la concurrence
Sur le segment des écouteurs clipsables à plus de 150 €, les OpenDots 2 n’ont pas grand chose à envier à la concurrence, puisqu’ils cochent pratiquement toutes les cases (canaux gauche/droite interchangeables, certification IP57, etc.). Toutefois, les Huawei FreeClip 2 demeurent la référence en matière de discrétion à l’oreille, tout en offrant une extension légèrement supérieure dans les basses. Les OpenDots 2 peuvent néanmoins faire valoir une gestion du volume particulièrement pratique, ainsi qu’une esthétique sobre qui séduira ceux que le design plus clinquant des Huawei laisse indifférents.
Sous-Notes