Theo Francken ferme la porte à une réouverture du débat sur Euroclear

Theo Francken ferme la porte à une réouverture du débat sur Euroclear

Après un premier refus belge, le débat semble avoir été relancé au sein de l'UE, mais "notre Premier ministre restera ferme", a déclaré le ministre dans l'émission "Terzake". "C'est non négociable." Il a également qualifié de "pas raisonnable" le fait que les États baltes "continuent d'évoquer ce sujet et de nous mettre au pied du mur".

L'année dernière, la Commission européenne a présenté une proposition visant à utiliser environ 200 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe, actuellement gelés au sein de l'UE, pour financer un prêt de relance en faveur de l'Ukraine. Ces fonds sont principalement détenus par Euroclear, dépositaire international de titres basé à Bruxelles.

La justice russe rejette l'appel d'Euroclear, après l'avoir condamnée à verser plus de 200 milliards d'euros

Le Premier ministre Bart De Wever était initialement le seul dirigeant de l'UE à s'opposer au projet en raison d'une incertitude juridique majeure. Il a finalement réussi à rallier suffisamment de soutiens pour écarter l'idée. Mais plusieurs États membres souhaitent désormais remettre le sujet sur la table.

C'est hors de question, a donc rappelé le ministre de la Défense Theo Francken. "Notre position n'a pas changé depuis l'an dernier. Je comprends la frustration des États membres d'Europe de l'Est, mais notre Premier ministre restera ferme. Cette porte est totalement close."

Theo Francken a également visé les pays baltes, soulignant qu'ils "bénéficient d'une aide considérable de la part de la Belgique, notamment via la Baltic Air Policing (une mission de surveillance de l'espace aérien de l'Otan, NDLR)." "Ils devraient être attentifs à ne pas soulever constamment cette question ni à nous mettre au pied du mur, je ne pense pas que ce soit raisonnable."

La semaine dernière, lors d'une visite en Ukraine, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a déclaré ne pas s'opposer par principe à l'utilisation de ces moyens, à condition de "trouver une voie robuste sur le plan des principes et qui atténue les risques". Dans le cas contraire, "la Belgique conservera sa position de réserve prudentielle", a-t-il averti.

"Des conséquences désastreuses" : la lettre "forte" de De Wever à von der Leyen à propos des actifs russes gelés chez Euroclear

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.