Tomates : le geste à faire impérativement avant le 15 septembre pour ne pas tout perdre à cause du mildiou

Tomates : le geste à faire impérativement avant le 15 septembre pour ne pas tout perdre à cause du mildiou

Début septembre, les plants ploient encore sous les grappes, mais les soirées deviennent fraîches et la rosée s’attarde sur les feuilles. On se rassure en se disant que les tomates rougiront bien un jour… puis un matin, tout a noirci, taché, ramolli. La fin de saison a basculé en quelques jours humides.

Avant la mi-septembre, un geste très simple change pourtant la donne : choisir et cueillir une partie des fruits pour les mettre à l’abri, tout en laissant le reste finir tranquillement dehors. Ce tri intelligent permet aux tomates de terminer leur saison dans de bonnes conditions, sans sacrifier la saveur.

Pourquoi septembre n’est plus le même pour les tomates

À cette période, les après-midis peuvent rester chauds, mais les nuits fraîchissent nettement. L’écart de température augmente l’humidité, la rosée sèche mal et la maturation ralentit. Cette ambiance fraîche et mouillée devient idéale pour le mildiou de la tomate, causé par le champignon Phytophthora infestans, qui attaque feuilles, tiges puis fruits.

Trois signaux doivent alerter avant la mi-septembre :

  • des nuits régulièrement fraîches avec une rosée qui reste longtemps ;
  • plusieurs jours annoncés de pluie ou de temps très humide ;
  • les premières taches brunâtres sur le feuillage ou les fruits.

Le geste à faire : récolter les bonnes tomates, au bon stade

Nous avons tous déjà laissé des tomates dehors “encore un peu”, jusqu’à tout perdre. Le bon réflexe consiste à cueillir les fruits qui ont atteint leur taille définitive et dont le vert commence à s’éclaircir, parfois avec une nuance jaunâtre ou rosée : c’est le fameux stade “tournant”. Ces tomates vertes ont un vrai potentiel, car la tomate est un fruit climactérique qui continue à mûrir après récolte. On met de côté tout ce qui est taché, fendu ou douteux, surtout en cas de mildiou. Les fruits déjà bien colorés restent sur un plant sain tant que la météo est clémente.

✨ L'astuce validée par la rédaction

Efficacité

8/10

Pertes évitées

récolte largement sécurisée

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

En rentrant les fruits déjà formés dans une pièce tempérée, on les éloigne du froid et de l’humidité qui favorisent le mildiou. La tomate produit naturellement de l’éthylène, parfois renforcé par une pomme ou une banane voisine, ce qui poursuit la maturation en douceur tout en limitant les risques de pourriture.

💡

Le petit plus : noter la date de récolte sur chaque cagette et espacer les tomates pour savoir lesquelles consommer en premier et limiter la propagation d’un fruit abîmé.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : enfermer les tomates dans un sac plastique humide ou laisser un fruit atteint de mildiou au milieu des autres.

Mettre les tomates à l’abri et prolonger la saison

Une fois récoltées, les tomates finissent de mûrir dans une pièce tempérée, autour de 12 à 18 °C, idéalement proche de 15 °C, bien aérée et sans soleil direct. On les dispose en une seule couche, sans qu’elles se touchent, puis on ajoute éventuellement une pomme ou une banane pour booster l’éthylène. Enveloppées dans du papier journal ou placées dans un sac en papier kraft, elles colorent en une à trois semaines selon leur avancée, à condition de vérifier tous les deux ou trois jours et de retirer le moindre fruit suspect.

Dehors, les pieds encore sains profitent d’un effeuillage léger, de la suppression des fleurs tardives et, si besoin, de l’étêtage pour concentrer la sève sur les dernières grappes. Un paillage qui garde la chaleur, voire un voile de forçage la nuit, aide les ultimes tomates à rougir. Et si certaines restent très vertes, riches en alcaloïdes et peu agréables crues, elles ont trouvé leur place en chutney, en confiture ou en soupe, sans rien gaspiller de la saison.

Sources

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