Tour de France 2026 : "Il peut le faire, mais il va falloir qu'il travaille dur"... Valentin Paret-Peintre à la recherche de son second souffle avant la lutte finale pour le maillot à pois

Tour de France 2026 : "Il peut le faire, mais il va falloir qu'il travaille dur"... Valentin Paret-Peintre à la recherche de son second souffle avant la lutte finale pour le maillot à pois

l'essentiel Quatrième à Orcières-Merlette ce jeudi 23 juillet, à l'occasion de la 18e étape du Tour de France, Valentin Paret-Peintre s'est arraché pour revenir à un point de retard du leader du grand prix de la montagne. Mais les efforts consentis pourraient bien jouer sur sa fraîcheur, à quelques heures du grand final de l'épreuve.

Il a franchi la ligne la tête baissée, épuisé, conscient que cette tunique le fait aussi bien rêver que suer. Arrivé au pied du podium de la 18e étape du Tour de France 2026 derrière Richard Carapaz, Mauro Schmid et Matteo Jorgenson, Valentin Paret-Peintre a connu une journée aussi animée que frustrante.

Le gazier de la Soudal Quick-Step a d'abord pu grappiller des points pour le classement du maillot à pois, en passant en tête de toutes les difficultés de la journée, avant de céder dans la montée finale sous le rythme infernal de l'Équatorien.

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"J'ai tellement souffert aujourd'hui"

Au sommet de la station des Hautes-Alpes, le Tricolore est apparu très marqué face aux journalistes. "Je ne suis pas vraiment déçu, j'ai tellement souffert aujourd'hui... C'était vraiment une journée très très difficile, à la fin, j'étais vraiment mort, vraiment vide (...). Je me suis fait lâcher à la pédale dans la dernière montée, j'étais tout simplement à bloc donc j'ai fini à ma place", confesse le Haut-Savoyard, qui, à un moment, a cru ne même "pas finir dans le top 10". 

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"Je peux être content avec mon résultat aujourd'hui, même si on veut toujours gagner", complète celui qui a fait du maillot à pois son objectif principal cette année. Avec 69 points glanés au soir de la 18e étape, "VPP" est en effet toujours en lice pour ramener la toison rouge et blanche à Paris. Il a même pris un peu d'avance sur Carapaz (63), qui reste en embuscade. Le vrai problème, c'est qu'un ogre slovène ne devrait pas tarder à sortir de sa tanière.

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Un os nommé Pogacar

Même s'il a vécu une journée plus tranquille, Tadej Pogacar ne perd pas de vue ses objectifs. Le vrai leader du classement de la montagne (70 points), qui laisse son dauphin français porter les pois pour étrenner son maillot jaune, devait passer à l'action dès vendredi sur les pentes de l'Alpe d'Huez. Sur France TV, il s'est montré évasif sur l'intérêt qu'il porte pour ce maillot... sans pour autant faire une croix dessus.

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"On va voir comment ça se passe sur la route. Il (Paret-Peintre, NDLR) faut qu'il soit très fort au cours des 48 heures à venir. Il est bon en montagne, mais on ne sait jamais. Aujourd'hui, il a fait du super boulot, il a engrangé beaucoup de points (...). Je crois en lui, il peut le faire, mais il va falloir qu'il travaille dur pour l'obtenir", affirme le patron du peloton, déjà sacré meilleur grimpeur en 2020, 2021 et 2025. Si l'on regarde la forme actuelle, pas de doute : l'avantage est clairement pour "Pogi". Mais il serait bête d'enterrer aussi vite le vainqueur au sommet du mont Ventoux l'an passé, surtout s'il cravache dans les treize dernières ascensions répertoriées. Ce sera le prix à payer s'il veut succéder à Romain Bardet, le dernier maillot à pois bleu-blanc-rouge, en 2019.