Tour de France femmes 2026. « On connaît les habitudes des filles » : dans la roue des mécaniciens du Tour

Tour de France femmes 2026. « On connaît les habitudes des filles » : dans la roue des mécaniciens du Tour

Ils ont la tête dans le guidon. Au sens propre. Manomètre à la main, les mécaniciens de Saint-Michel Préférence Auber 93 ne chôment pas, ce mercredi, à Mâcon. L’installation du paddock terminée, ils vérifient maintenant la pression des différents vélos. Une routine quotidienne, une heure avant le départ.

« On ne gonfle plus les pneus. Là, on diminue la pression, car elle est spécifique à chaque coureuse en fonction de son poids, pour son confort. C’est vraiment personnel. Mais à force de le faire, on connaît les habitudes des filles. Et puis, on a vérifié que toutes les batteries des dérailleurs étaient au vert », fait savoir Martin Savonet, l’un des trois mécanos de l’équipe. Voilà pour la partie visible, effectuée sous l’œil attentif des spectateurs massés devant le bus.

Car leurs journées débutent bien avant le peloton et se finissent bien après. Mardi, à Longvic (Côte-d’Or), lieu de résidence de la formation française, le camion-atelier vient à peine de fermer ses portes à 19 heures, soit plus d’1 h 30 après l’arrivée de la dernière coureuse alignée sur le contre-la-montre.

« Le vélo de la leader, toujours au plus près du mécanicien »

« On a nettoyé les vélos, on les a huilés. On a aussi un groupe WhatsApp où les filles peuvent nous demander des ajustements. En ce début de Tour, c’est plutôt calme. On a juste remis le cintre d’Heidi (Franz). Il avait bougé quand elle a chuté. Et puis, on prépare tout pour le lendemain », explique Mehdi Lefevre, mécanicien depuis trois ans pour Saint-Michel Préférence Auber 93.

  • Le rôle des mécaniciens est crucial sur le Tour de France femmes. Photo EBRA/Le Progrès/Pauline Moreton

    Le rôle des mécaniciens est crucial sur le Tour de France femmes. Photo EBRA/Le Progrès/Pauline Moreton

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  • Chaque détail compte, matin et soir, pour fournir aux coureuses le meilleur vélo possible. Photo EBRA/Le Progrès/Pauline Moreton

    Chaque détail compte, matin et soir, pour fournir aux coureuses le meilleur vélo possible. Photo EBRA/Le Progrès/Pauline Moreton

À l’intérieur du poids lourd, chaque chose demeure à sa place. Sur la droite, les montures sont rangées en trois « piles », tandis que, sur la gauche, trônent les différentes roues. « Il y a les vélos qui vont être derrière l’échappée. Puis, nous avons les vélos qui seront derrière le peloton et ceux utilisés par les coureuses », montre Mehdi Lefevre, qui vient de terminer la mise en place.

Cette organisation est nécessaire pour ne pas perdre de temps. Car le matin, après discussion avec le directeur sportif, le matériel est installé sur les voitures. « Le vélo de la leader est toujours placé au plus près du mécano. Cela varie ensuite en fonction du profil du jour. » Après vérification, ce mercredi, c’était bien le vélo d’Émilie Morier (21e au départ de Mâcon) qui se trouvait au plus près des techniciens.