Transavia : pas de réduction de voilure, mais "une croissance de 10...
Le Wi-Fi dans les avions Transavia "est en réflexion"
Hub à Orly : "Nous ne bâtissons pas notre programme dans un objectif de connectivité" - Depositphotos TourMaG - Dans un contexte très particulier, comment s'est passé l'été pour Transavia ? Julien Mallard : Nous sommes très satisfaits, aussi bien commercialement qu’opérationnellement. Sur les mois de juillet et août, nous avons transporté plus de 4 millions de personnes, soit une croissance de plus de 13 % par rapport à l’année dernière.Nous avons également réussi à opérer plus de 400 vols par jour, ce qui constitue un record pour Transavia. Tout cela s’est fait dans un contexte où nous avons amélioré la ponctualité et la régularité de nos opérations, malgré des événements externes comme l’Etna ou différentes grèves. Nous avons été capables de maintenir notre offre pendant la pointe estivale. Nous avons aussi travaillé pour être très réactifs et réallouer notre capacité du Moyen-Orient vers d’autres destinations. Cela nous a permis de répondre à une demande croissante de passagers souhaitant voyager vers l’Europe du Sud ou l’Afrique du Nord, notamment vers l’Italie, l’Espagne, le Maroc et la Tunisie. Finalement, c’est un été qui s’est plutôt bien passé d’un point de vue commercial et opérationnel. Transavia : "l’automne est assez dynamique"TourMaG - Comme vos confrères, l’été a aussi été marqué par les réservations de dernière minute, je suppose ? Julien Mallard : Effectivement, nous avons constaté une accélération des réservations, avec un certain attentisme. Les clients étaient plus attentifs aux prix, aux destinations et à la situation sécuritaire.Dès le printemps, nous avons observé des réservations de plus en plus tardives, avec des clients capables de réserver leurs vacances de juillet ou d’août au dernier moment. C’est quelque chose que nous constatons également à la sortie de l’été, en septembre et octobre, avec un dynamisme à court terme beaucoup plus important que les années passées. TourMaG - Comment se dessinent l’arrière-saison et la fin d’année pour Transavia ? Julien Mallard : Pour l’instant, l’automne est assez dynamique. Le dynamisme que nous avons observé cet été se matérialise également en septembre et en octobre.La grande nouveauté de cet été pour Transavia a aussi été la reprise des lignes domestiques vers Toulouse, Nice et Marseille. D’un point de vue commercial et en matière de remplissage, ces lignes sont plutôt un succès. Nous avons déjà transporté 750 000 personnes sur les quatre premiers mois d’exploitation de ces trois destinations, avec des coefficients de remplissage supérieurs à 85 %, conformément à nos objectifs dès le début des opérations. Cela va nous permettre d’aborder la fin de la saison estivale et le début de l’hiver de manière assez solide. Nous maintenons les fréquences prévues et nous allons même les augmenter sur Toulouse, avec jusqu’à neuf vols par jour. L’objectif est notamment de répondre aux besoins de la clientèle affaires, avec davantage d’options de voyage, en particulier en fin de journée. Transavia : "Les 5 Airbus A321 neo seront tous en opération sur l'été 2027"
Le Wi-Fi dans les avions Transavia : "c'est un sujet en réflexion" - RP TourMaG - L’année 2026 est aussi synonyme de livraisons et d’entrée en fonction des Airbus A321neo. Julien Mallard : Ce nouveau produit sera disponible à partir de mars 2027 et sera déployé sur ces lignes domestiques. Nous prévoyons d’en réceptionner cinq d’ici au printemps prochain. Les cinq appareils seront tous en opération à l’été 2027.Ils proposeront 232 sièges, contre 189 pour les Boeing 737-800 et 186 pour les Airbus A320neo. Pour le client, cela signifie davantage de confort, des avions modernes et surtout plus d’espace pour les bagages cabine. C’est un point important pour ce type de clientèle. Nous allons disposer de quasiment 40 % d’espace supplémentaire pour les bagages cabine, ce qui facilitera la vie des voyageurs réguliers sur ces lignes. Nous allons notamment les déployer sur Toulouse, Nice et Marseille. C’est aussi un avion qui permet d’économiser 15 à 20 % de kérosène. TourMaG - Avec la clientèle des lignes domestiques, la question du Wi-Fi dans les avions Transavia va-t-elle se poser ? Julien Mallard : Pour l’instant, ce sont des sujets encore en réflexion. Nous voyons le marché évoluer, tout comme les attentes des clients.Nos durées de vol sont en moyenne plus courtes que celles d’Air France, mais nous sentons que cela peut devenir un élément important pour le client dans les années à venir. C’est donc une innovation sur laquelle nous travaillons et que nous étudions. TourMaG - Depuis le 29 mars, Transavia est seule, du moins sans Air France, à Orly. Vous avez maintenant un hub. Est-ce que cela change fondamentalement votre façon de travailler et de commercialiser ? Julien Mallard : Pas fondamentalement, parce que nous construisons principalement notre programme pour répondre aux besoins de clients point à point.Nous ne bâtissons pas notre programme dans un objectif de connectivité, car cela imposerait d’autres contraintes, notamment sur l’utilisation des avions. Nous avons néanmoins un outil qui s’appelle Transavia Connect pour les clients qui souhaitent utiliser Transavia dans le cadre d’une correspondance. Avec un réseau de plus en plus dense, cela devient de plus en plus intéressant pour composer certains trajets, par exemple un Berlin-Agadir. Mais notre priorité reste vraiment le trafic point à point, au départ et à destination de Paris. Transavia : "gagner en efficacité," plutôt d'augmenter les prixTourMaG - Cette clientèle affaires qui arrive chez Transavia, avec le transfert des lignes Air France, pourrait apprécier ce genre de produit... Julien Mallard : Nous proposons à cette clientèle la possibilité de travailler dans notre salon.Nous l’avons ouvert à Orly en juillet dernier. Il a trouvé sa clientèle et les retours sont très positifs. Certains clients sont surpris qu’une compagnie low cost puisse proposer ce type de service. Les clients d’Air France, de leur côté, retrouvent certaines de leurs habitudes dans un salon qui a été rénové. C’est un salon opéré par Transavia, avec un service Transavia, que nous avons essayé de penser pour les voyageurs d’affaires et nos clients fréquents. D’ailleurs, nous nous rendons compte qu’ils s’attendent à trouver ce type de service. Cela permet au client de travailler avant son départ. Le salon est situé juste à côté des départs domestiques, ce qui lui permet de rejoindre son vol au dernier moment. Ce qui est important pour nous, c’est d’écouter ce que recherche et attend le client. Sur ces nouvelles destinations intérieures, il y avait effectivement une attente forte pour ce type de service. Notre objectif est de trouver la manière la plus efficace de proposer le produit, et surtout de le proposer à la carte. Nous ne voulons pas que tous nos clients paient pour un salon s’ils ne souhaitent pas l’utiliser. Il faut donc trouver des façons flexibles de travailler. À Orly, nous avons une base très importante, c’est notre base. Il était donc logique que nous opérions nous-mêmes ce salon. TourMaG - Y a-t-il de nouvelles lignes prévues pour l’hiver ? Julien Mallard : Nous allons ouvrir plusieurs destinations au départ de la province, notamment vers des zones où nous sentons une demande et une curiosité des Français.Je pense notamment à l’Égypte, avec l’ouverture de Bordeaux-Le Caire et Nantes-Le Caire. Nous allons également ouvrir une nouvelle destination au Cap-Vert au départ de Nantes. Il y a aussi des destinations davantage positionnées en contre-saison et qui fonctionnent bien, notamment Séville, avec l’ouverture de Brest-Séville et Rennes-Séville. Transavia : "Nous prévoyons une croissance de plus de 10 % cet hiver"TourMaG - TourMaG — Est-ce qu’il y a un sujet autour de la hausse des prix à venir ? Michael O’Leary, le patron de Ryanair, évoquait une possible hausse des tarifs si le kérosène restait à un niveau très élevé. Est-ce un sujet pour Transavia ? Julien Mallard : Pour nous, le sujet est surtout de gagner en efficacité. La hausse des coûts nous met fortement au défi. Nous devons donc travailler sur tout ce qui peut être maîtrisé directement par la compagnie.L’un des premiers leviers est la performance opérationnelle. Avoir des avions à l’heure et éviter les annulations constitue l’un des principaux leviers de réduction des coûts. C’est là-dessus que nous essayons de travailler au mieux. Nous cherchons également à optimiser notre offre commerciale et à repositionner les vols lorsque cela a du sens, afin d’améliorer notre efficacité. Ce sont deux leviers sur lesquels nous pouvons agir pour absorber en partie cette hausse des coûts, qui est très importante pour les compagnies aériennes. TourMaG - Est-ce que cela impacte votre programme hiver à venir ? Julien Mallard : Nous avons construit notre programme hiver en tenant compte de la situation du carburant observée au printemps et à l’été.Nous avons donc déjà intégré différentes hypothèses dans notre programmation, ce qui nous permet de garantir et de maintenir un maximum de notre offre cet hiver. Nous prévoyons une croissance de plus de 10 % cet hiver, notamment grâce à la reprise des lignes domestiques, qui porte une grande partie de cette progression. Nous voulons ensuite rester le plus réactifs possible en fonction de la situation au Moyen-Orient. Des ajustements pourront être nécessaires, mais notre objectif reste une croissance de plus de 10 % cet hiver. Lu 793 fois Notez Nouveau commentaire : Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur. Dans la même rubrique : |
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