Trump roule des mécaniques dans les rues de Washington
20 Minutes avec AFP
Publié le 22/08/2026 à 12h34 • Mis à jour le 22/08/2026 à 12h56
Après le MMA, place à la course automobile. Un sport tout aussi cher au cœur de Donald Trump, qui s’offrira dimanche un tour de piste, avant une course inédite à Washington. L’événement bouclera cet été de célébration des 250 ans des Etats-Unis, dont le président est à la fois le metteur en scène et le premier rôle.
Les festivités avaient été lancées le 14 juin par le fameux tournoi de MMA organisé à la Maison-Blanche, qui coïncidait avec les 80 ans de Donald Trump. Cette fois, la compétition, le « Freedom 250 Grand Prix », sera l’occasion pour le dirigeant républicain d’agiter le drapeau vert pour donner le coup d’envoi. Surtout, il conduira sa voiture blindée prénommée « The Beast » (la bête)… Un spectacle à son image.
Une course au cœur de la capitale
L’événement est géré par les organisateurs du championnat d’IndyCar, la discipline phare du sport automobile aux Etats-Unis, souvent comparée à la F1 mais qui possède ses propres caractéristiques et dont la course la plus célèbre est les 500 miles d’Indianapolis.
25 bolides, avec des pointes de vitesse attendues à 185 miles par heure (plus de 295 km/h), fonceront au cœur de la capitale américaine, du jamais-vu. Le circuit de 1,7 mile (2,8 km environ) aura pour toile de fond des monuments emblématiques tels que l’obélisque du Washington Monument ou la coupole immaculée du Capitole, siège du Congrès.
« Un moment merveilleux »
Les coureurs feront 147 tours, pour une distance totale de 400 kilomètres, pendant environ trois heures. Pour Kim Harrison, enseignante à la retraite venue spécialement de Californie, « c’est un événement unique dans une vie ». Elle n’a jamais assisté à une compétition d’Indycar. De son côté Neva Hoover, propriétaire d’un garage dans l’Ohio, prévoit un moment « tout simplement incroyable. Le spectacle, le son, les odeurs. Ce sera merveilleux ».
Depuis plusieurs jours déjà, les barrières de sécurité et les estrades sont mises en place en bordure de plusieurs artères au centre de Washington, un chantier éphémère qui s’ajoute aux nombreux travaux de rénovation ou construction engagés dans la ville par Donald Trump. Il avait signé le 30 janvier un décret permettant d’organiser l’événement, qui célèbre un « sport intrinsèquement américain ».
Extravagance patriotique
Pour célébrer cet anniversaire, Donald Trump n’a pas vraiment cherché à rassembler autour d’un récit patriotique unificateur, malgré une Amérique divisée. Cherchant la démonstration de puissance plus que l’émotion ou l’idéalisme, il a multiplié les survols assourdissants d’avions de combat, et se vante d’avoir fait tirer, « le plus grand feu d’artifice du monde », 850.000 fusées pendant quarante minutes, le 4 juillet, jour de fête nationale.
Le même jour, des hommes masqués ont défilé à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d’autres arborant l’emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant « Reprenons l’Amérique ! ».