Trump trouve le carburant trop cher: il convoque les raffineurs de pétrole à la Maison Blanche dont les profits ont quadruplé... grâce à la guerre au Moyen-Orient

Trump trouve le carburant trop cher: il convoque les raffineurs de pétrole à la Maison Blanche dont les profits ont quadruplé... grâce à la guerre au Moyen-Orient

Trump trouve le carburant trop cher: il convoque les raffineurs de pétrole à la Maison Blanche dont les profits ont quadruplé... grâce à la guerre au Moyen-Orient

Publié hier à 18h41

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À trois mois des élections de mi-mandat, le président américain tente de convaincre les raffineurs de pétrole de modérer leurs marges afin d'infléchir les prix à la pompe.

Donald Trump entend faire pression sur les raffineurs de pétrole pour tenter de faire baisser les prix à la pompe. Le président américain a en effet convoqué plusieurs raffineurs à la Maison Blanche ce mardi, dont Marathon Petroleum, Phillips 66 ou Chevron, pour discuter des prix élevés des produits pétroliers, selon les informations du Financial Times.

"Le président rencontrera les dirigeants de l'industrie afin de collaborer sur les meilleures façons d'accroître la capacité de raffinage, de renforcer la domination énergétique américaine sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement et de faire baisser les prix pour les Américains", a expliqué Taylor Rogers, le porte-parole de la Maison Blanche, auprès du quotidien britannique.

À l'approche des élections de mi-mandat, Donald Trump répète publiquement qu'il trouve que les compagnies pétrolières gagnent "trop d'argent". Au deuxième trimestre, les trois principales raffineries américaines ont enregistré un bénéfice cumulé de 12,6 milliards de dollars, dont la moitié a été reversée à leurs actionnaires, selon l'agence Reuters. Les profits cumulés de Marathon, Valero et Philips 66 sont quatre fois plus importants qu'à la même période l'année passée et au plus haut depuis 2022.

Les marges ont explosé

En bloquant les approvisionnements par le détroit d'Ormuz, la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Donald Trump et Benjamin Netanyahu a diminué l'offre de pétrole brut disponible et en a fait grimper les cours.

En parallèle, les marges des raffineries qui transforment ce pétrole brut en diesel, en essence ou en kérosène ont elles aussi bondi, aux États-Unis comme ailleurs. Tandis que certaines installations ont été contraintes de s'arrêter au Moyen-Orient ou en Russie, les autres ont tourné à plein régime pour compenser et ont pu vendre très cher leur production.

Fin juillet, la marge sur le diesel dans la zone euro s'élevait ainsi à 35 centimes d'euro par litre, contre 10 centimes avant la guerre, selon Reuters. C'est notamment cette hausse qui explique que les prix des carburants soient restés élevés, même quand les cours du pétrole brut ont baissé.

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"La multiplication des frappes contre des raffineries du Moyen-Orient et de Russie a encore accentué les contraintes sur les capacités de raffinage mondiales déjà saturées, faisant grimper les marges des produits raffinés à des niveaux records", ajoutent les analystes de Goldman Sachs dans une note citée par Bloomberg.

Ces derniers estiment que le bénéfice réalisé sur la production d'un baril de diesel (159 litres) devrait s'élever à 69 dollars aux États-Unis l'an prochain et à 49 dollars dans l'Union européenne, contre 31 et 24 dollars avant le début de la guerre.

L'inflation étrangle nombre d'Américains

Cela contribue à maintenir les prix du carburant à un niveau élevé, à trois mois d'élections déterminantes pour la suite du mandat du président américain. Au 31 août, le gallon d'essence s'achetait en moyenne au-dessus de la barre des 4 dollars, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie.

La flambée des prix a coûté 629 euros en moyenne aux ménages américains, selon des chiffres de l'université Brown. En calculant la différence avec le niveau des prix avant-guerre, celle-ci estime que les Américains ont déboursé au total 82 milliards d'euros de plus en carburant depuis le début de la guerre. Au final, puisque les salaires augmentent moins vite que l'inflation, le salaire réel moyen des Américains était en baisse en juillet (-0,2% sur un an), ce qui veut dire que le pouvoir d'achat de leur salaire décroche.

Sur le Vieux Continent, la flambée des produits pétroliers a également été renforcée par la dépendance au carburant importé, faute de raffineries de gazole et de kérosène en nombre suffisant pour répondre à une demande croissante. En 2025, l'Europe importait 23% de son diesel et 90% de son carburant d'avion depuis l'Asie et le Moyen-Orient, selon des chiffres de la banque BNP Paribas.

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