Un marché dominical plus visible à Ploegsteert, mais très coûteux pour deux ambulants

Un marché dominical plus visible à Ploegsteert, mais très coûteux pour deux ambulants

Le marché dominical de Ploegsteert, qui ne compte que deux commerçants, a fait parler de lui ces derniers mois. En cause : la volonté des autorités de le faire revenir sur la place, après sept années dans la rue de Messines.

Rappel des faits

Avec les travaux de rénovation de la Grand-Place, dont les premiers coups de pelle ont été donnés le 10 décembre 2018, le marché a été déplacé devant l'ancien arsenal des pompiers. Une fois les travaux terminés, il y était resté. Les choses ont évolué en 2025 lorsque l'ancien arsenal, jusque-là inoccupé, a été aménagé afin d'accueillir des installations frigorifiques destinées au stockage de denrées alimentaires pour le CPAS.

Par ailleurs, la cure, dont le garage est situé rue de Messines, doit être mise en vente. "En plus, les clients se trouvent trop près de la chaussée ; ce qui constitue un danger", avait également expliqué David Kyriakidis, échevin du Commerce. Malgré une pétition, les autorités ont maintenu leur décision de déplacer le marché.

Finalement, ce retour sur la Grand-Place semble plutôt bien se passer. "Nous sommes toujours heureux de venir à Ploegsteert, expliquent Nico et son épouse, éleveurs-bouchers à Gistel, près d'Ostende. Les clients se garent plus facilement et l'emplacement offre une meilleure visibilité, surtout pour ceux qui arrivent par la rue du Romarin. Il y a beaucoup de personnes âgées et le marché est un véritable lieu de rencontre. Cela fait plaisir à voir !"

Son épouse y voit aussi un avantage personnel : "Cela me permet de pratiquer mon français ! Ma maman a été professeure de français toute sa carrière et elle tenait absolument à ce que je parle la langue."

Une redevance doublée

Le seul bémol concerne la redevance d'emplacement. "En 2026, elle a tout simplement été doublée. Nous payons désormais 30 € par dimanche, auxquels il faut ajouter 7 € pour l'électricité. Nous faisons six marchés par semaine et nous pouvons comparer ! En réalité, c'est le même tarif qu'à Nieuport ou à Ostende, alors que le chiffre d'affaires y est nettement plus élevé ! Comme nous avons plus d'une heure de route pour venir, avec une telle redevance, il faut être motivé !"

Même constat chez Ronny, de Zandvoorde, marchand de fruits et légumes. "Avec cette redevance, on a vraiment l'impression qu'on veut nous faire fuir ! Je comprends qu'il n'y ait plus que deux commerçants ! Comme je participe aux trois marchés de Comines-Warneton, j'ai refusé de prendre l'électricité et je travaille avec des batteries. Cela me fait économiser 21 € par semaine. Au niveau de la fréquentation, je dirais qu'elle est restée identique. En revanche, les clients sont davantage en sécurité et l'ambiance est plus calme, puisque nous sommes plus éloignés de la chaussée."

Quant à Hélène Bertrand, qui tient l'épicerie "Chez Hélène", rue de Messines, elle s'est éloignée des commerçants ambulants, mais elle a gardé sa clientèle. "On s'entend bien, on est complémentaires, on répond aux besoins de la population."

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