Des Américains au Liban pour discuter du retrait israélien

Des Américains au Liban pour discuter du retrait israélien

Une délégation militaire américaine a entamé à Beyrouth des discussions avec l'armée libanaise sur les modalités de mise en œuvre du retrait israélien d'une des « zones pilotes » du sud du pays en partie occupé, a indiqué samedi à l'AFP un responsable militaire libanais.

En vertu d'un accord-cadre conclu le 26 juin, Israël doit se retirer progressivement des secteurs du sud du Liban où il a déployé des troupes dans le cadre de sa guerre avec le Hezbollah, mouvement islamiste soutenu par l'Iran.

Cet accord prévoit que l'armée libanaise, longtemps marginalisée, reprendra le contrôle total de deux secteurs limités, qualifiés de zones pilotes.

La délégation militaire américaine a entamé des réunions avec le commandement de l'armée libanaise pour discuter des mécanismes de mise en œuvre de la première zone pilote, dont les Israéliens doivent se retirer afin de permettre le déploiement de l'armée libanaise, a déclaré le responsable militaire, sous couvert d'anonymat.

C'est le principal objectif de la délégation militaire américaine au Liban [...] traduire l'accord-cadre en mesures concrètes et en assurer la mise en œuvre, a-t-il ajouté.

La première zone pilote sera mise en place dans les prochains jours, tandis que d'autres sont en cours de délimitation et de préparation, avait déclaré cette semaine à Washington un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) coordonnera la mise en œuvre de ces zones avec les deux pays, selon ce responsable.

L'accord de juin, rejeté par le Hezbollah, ne fixe aucun calendrier pour le retrait israélien. Les autorités israéliennes ont affirmé que leurs troupes resteraient déployées dans une zone de sécurité de dix kilomètres de profondeur tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé.

La diminution de l'intensité des hostilités dans le sud du pays qui a suivi l'accord a permis à plus de 732 000 personnes de rentrer chez elles, selon un nouveau chiffre communiqué samedi par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Toutefois, 430 000 personnes restent déplacées par le conflit, selon la même source.

Samedi, les villes de Kfar Tebnit, Mansouri et Majdal Zoun, dans le sud du pays, ont subi des frappes qui n'ont pas fait de victimes, a rapporté un média d'État.

Le prochain cycle de négociations entre le Liban et Israël – qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, mais ont tenu cinq séries de discussions depuis le début de la guerre début mars – doit se dérouler la semaine prochaine à Rome.

Le Liban conditionne sa participation à ces discussions au retrait israélien des deux zones pilotes.

Les discussions précéderont la visite du président Joseph Aoun à Washington, attendue plus tard ce mois-ci à l'invitation de Donald Trump.

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