Une pétition de 241 signatures remise lors de l'enquête publique sur le poulailler d'Atrin : "On se sent incompris", disent les porteurs de projet

Une pétition de 241 signatures remise lors de l'enquête publique sur le poulailler d'Atrin : "On se sent incompris", disent les porteurs de projet

C'est une nouvelle étape qui a été franchie dans le très controversé projet de construction d'un poulailler d'élevage à qualité différencié à Atrin: l'enquête publique relative au projet modifié s'est terminée en ce milieu de semaine.

"Nous avons remis une pétition de 241 signatures à l'administration communale, sans compter les mails et les lettres individuelles, compte Frédéric de Thier, un des leaders de l'opposition au projet. Nous n'avions pas lancé de pétition en ligne sur une plateforme nationale. Certes des modifications ont été apportées par rapport à la première mouture mais le dossier reste très peu poussé d'un point de vue écologique." Et l'opposant de citer l'exemple du placement d'une citerne d'eau de pluie de 20 000 litres. "Avec 2 000 m2 de toiture, le porteur du projet aurait pu en mettre beaucoup plus."

Le collège rendra un avis prochainement

Puisque l'enquête publique est aujourd'hui terminée, le collège communal va devoir rendre un avis dans une dizaine de jours, avant que la Région wallonne ne se penche à nouveau sur le dossier. In fine, c'est le collège qui devra délivrer ou non le permis unique. Autant dire que le dossier va continuer à occuper le devant de la scène dans les prochains mois dans la commune condrusienne. Ses opposants annoncent qu'ils seront à nouveau présents à la séance du conseil communal de jeudi prochain. Le porteur du projet pourrait aussi venir en spectateur, comme il l'avait fait lors des deux dernières réunions.

"Ça m'intéresse d'entendre les arguments que je ne comprends pas toujours et qui me laissent à penser que beaucoup d'opposants n'ont pas pris la peine de lire le dossier, estime Jean-Sébastien D'Ans. Nous avons tenu compte des remarques formulées dans le premier projet, en augmentant notamment le nombre de plantations."

"Nous ne cherchons qu'à faire notre métier"

Le couple d'agriculteurs-éleveurs l'avoue: il vit difficilement la situation. "Nous avons l'impression d'être incompris, alors que nous ne cherchons qu'à faire notre métier, explique l'éleveur. J'ai assisté à l'interpellation virulente d'un citoyen lors du dernier conseil communal. Certains sont-ils capables de tout?"

Dans une publication sur un réseau social, son épouse, Stéphanie Charlier, a récemment tenté de replacer l'église au milieu du village. "À la suite de cette publication, un couple nous a contactés pour aller visiter ensemble un établissement semblable à Havelange, précise-t-elle. Nous avons apprécié la démarche". Son époux ajoute: "Nous ne sommes toutefois pas certains qu'ils sont repartis convaincus."

Parents de quatre enfants, scolarisés dans le village, le couple ajoute: "Nous n'avons nous non plus aucun intérêt à dégrader notre cadre de vie." Et le porteur de projet de conclure: "Nous cherchons simplement à diversifier nos revenus en misant sur une filière wallonne. Il faut bien se rendre compte qu'en deux ans, le prix du lait a largement chuté. Nous ne sommes pas maîtres de la fluctuation des prix des marchés."

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