Villers-la-Ville : le presbytère de Mellery sera vendu

Villers-la-Ville : le presbytère de Mellery sera vendu

Au conseil communal de cette semaine, le collège a proposé l'approbation de la désaffectation du presbytère de Mellery, en vue de la mise en vente de ce bâtiment situé juste à côté de l'église.

Un accord était intervenu sur la question entre la Commune et l'archevêché de Malines-Bruxelles en 2023, mais il a fallu régler par la suite quelques problèmes pour permettre la vente, comme la délimitation exacte du jardin, ou encore le déplacement d'une cabine ORES.

On est désormais au bout du processus et le Comité d'acquisition a évalué le prix de l'immeuble. La vente se fera de gré à gré, avec publicité, et il est demandé à la Commune de ne descendre sous les 390 000 euros.

Pour l'opposition Écolo, Joëlle Dequesne a regretté la décision du collège. "Cela aurait pu être intéressant de garder un bâtiment comme celui-là, a-t-elle affirmé. Pour les citoyens, peut-être pour créer un logement de transit. On sait bien que tout a un coût, mais il y a des partenariats possibles."

Allant dans le même sens, Bénédicte van Cutsem (Ensemble pour Villers) a demandé au collège s'il existait un plan qui analyse les besoins en bâtiments publics sur le territoire communal. Ou si un appel a déjà été lancé à la population pour savoir ce qu'il manque à Villers à ce niveau.

Le bourgmestre Emmanuel Burton (MR) a répondu qu'il existe en tout cas un cadastre des bâtiments communaux. Et il a rappelé qu'à Sart-Dames-Avelines, il est prévu que la cure soit rénovée complètement pour y créer cinq logements. Mais il n'est pas possible de faire cela pour toutes les cures et presbytères dans la commune, d'autant que les situations sont différentes. Et à un moment, il faut prendre des décisions…

"Financièrement, c'est intenable"

Philippe Vanhollebeke, qui a décidé depuis le dernier conseil communal de siéger comme indépendant mais connait bien la situation des cures en tant qu'ancien échevin des Travaux, a voulu apporter des précisions."Sur le principe, rénover la cure de Mellery, ce serait bien, a-t-il commenté. Mais financièrement, c'est intenable. À Sart, pour faire cinq logements, il faut environ 1 million d'euros. La cure de Mellery est à peu près dans le même état: il faut refaire le toit, les châssis, le plafonnage… Je vais le dire aussi: il faut savoir que les prêtres qui occupaient l'endroit n'ont pas entretenu grand-chose. Si on devait rénover deux cures, il faudrait un budget de 2 millions d'euros. C'est impossible à court terme."

Petit moment d'étonnement dans les rangs de l'opposition: vend-on vraiment un bâtiment à 390 000 euros minimum, en sachant que l'acquéreur devra investir 1 million pour le rénover ?

"Ce n'est pas ce que Philippe a dit, a précisé le bourgmestre Burton. 1 million à Sart, c'est pour créer des logements publics, avec tout ce que ça implique. Pour un privé qui veut habiter, la rénovation est évidemment moins coûteuse."

Joëlle Dequesne a profité du point pour demander où en est le projet de la cure de Sart, où les abords sont désormais interdits au public. Le collège a commandé une étude de faisabilité à l'intercommunale Ecetia, et est pour l'instant dans l'attente des résultats.

Lors du vote, EPV et Écolo ont voté non, et Philippe Vanhollebeke a voté avec la majorité.

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