Témoignages. « Je bois plus que je devrais » : comment la canicule complique la vie des patients sous dialyse
La fatigue se lit sur le visage de Fatou (*). Plongée dans l’obscurité, cette patiente de 49 ans est allongée sur son lit d’hôpital le bras relié à un appareil de dialyse. Les vagues de chaleur successives ont été éprouvantes pour elle qui vit dans une bouilloire thermique. « Je bois plus que d’habitude, alors que je ne devrais pas, mais j’ai du mal à me contrôler », confie-t-elle. Depuis deux ans, à raison de quatre heures trois fois par semaine, Fatou se rend à l’hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine), pour réaliser sa dialyse. Un acte vital qui lui permet de suppléer à sa fonction rénale défaillante, dans l’attente d’une greffe.
