14-Juillet, 15-Août, Saint-Pierre, French Flyair… Combien ont coûté les grands événements de l’été à Menton ?
Cet été, la ville de Menton s’est illustrée par une série de beaux rendez-vous populaires. Mais qui dit grands événements dit souvent gros sous à débourser. C’est pourquoi en conseil municipal de Menton, le 18 septembre 2026, l’opposant Florent Champion a souhaité obtenir une évaluation chiffrée.
La maire, Alexandra Masson, se prête au jeu. La Saint-Pierre ? Elle aura nécessité près de 24 000 euros. Les Bazaï ? Autour de 20 000 euros.
L’organisation du 14-Juillet a quant à elle requis 58 000 euros, dont 23 000 pour le seul feu d’artifice.
Si le 15 août a coûté plus cher encore – 100 000 euros – c’est parce que le feu d’artifice était plus important que pour la Fête nationale. Et parce qu’un DJ de renom, Cerrone, est venu animer ce rendez-vous.
Concernant le Festival de musique, la maire sort la calculette. Déduction faite des subventions du Département et de la Région – qui atteignent 168 000 euros en cumulé – et des recettes évaluées à 137 000 euros, le dépassement budgétaire avoisinerait les 20 000 euros. Pour des raisons programmatiques, notamment, souligne l’élue.
Des succès et des déceptions
L’opération Menton en terrasse ? Elle aura coûté autour de 18 000 euros. « Elle n’a pas eu le succès attendu, admet Alexandra Masson. On essaye des choses ; des fois c’est bien, des fois c’est moins bien. Cet événement, pour le coup, n’était pas exceptionnel. Il avait été demandé par les restaurateurs en amont mais ils n’ont pas joué le jeu derrière… »
Alors que les dimanches piétons se sont, eux, soldés de bons retours, la municipalité réfléchit à leur offrir une meilleure régularité.
Le point d’orgue de l’été était assurément la deuxième édition du French Flyair, avec la Patrouille de France et l’Équipe de Voltige de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Ce long week-end aura impliqué d’aligner à peu près 180 000 euros.
« Il y a eu entre 25 et 26 000 participants au bord de mer. En plus de ceux qui se trouvaient dans les villages perchés », souligne la maire. Rappelant que l’opération ne se résumait pas au meeting du dimanche ; il y avait également un gros volet éducatif sur l’aérien et l’armée.
« C’est l’un des rares domaines d’activité où il n’y a pas de chômage. Alors autant inciter les jeunes à venir prendre des informations », glisse l’élue. Une réflexion est d’ailleurs menée avec la Patrouille de France pour organiser des événements durant l’année. Pourquoi pas sous la forme d’échanges au sein des écoles…