28 femmes et enfants mobilisés à Lyon contre leur expulsion d'un bâtiment de la métropole
Publié aujourd'hui à 12h02
Lire dans l'app
Les rives du Rhône à Lyon, à hauteur du quai Victor Augagneur. (Photo d'illustration) - Flickr - CC Commons - Jeanne Menjoulet
Le collectif Solidarité femmes à la rue s'est réuni ce vendredi sur la place Milan pour dénoncer leur situation. La métropole avait saisi la justice et assurait que le bâtiment en question présentait des risques pour la santé et la sécurité des occupants.
Le collectif Solidarité femmes à la rue s'est mobilisé ce vendredi 4 septembre sur la place Milan, dans le 3e arrondissement de Lyon, pour dénoncer la situation de 280 femmes et enfants menacés d'expulsion d'un immeuble de l'îlot Milan appartenant à la Métropole de Lyon.
Le groupe s'est installé sur place le 6 mars dernier. "Nous avons été contraintes d'occuper ce bâtiment parce que nous n'avons pas pu accéder à un logement, ni même à un abri", déplore le collectif dans un communiqué diffusé dans le cadre d'une pétition mise en ligne.
"Rien n'est disponible et la Métropole et la préfecture ne créent pas les places d'hébergement suffisantes. Le besoin d'échapper aux violences auxquelles la rue nous expose avec nos enfants, nous y a conduites", précise-t-il.
La justice avait tranché
Du côté de la Métropole de Lyon, la justice a été saisie pour expulser ces 280 individus. En cause: le bâtiment présenterait "d'importants risques pour la sécurité et la santé de ses occupants", indique la collectivité dans un communiqué relayé par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Le Tribunal judiciaire avait donné raison à la Métropole et ordonné l'évacuation de l'immeuble, voire l'expulsion des occupants.

Les femmes présentes sur place ont quant à elles assuré se sentir en sécurité. "Il n'y a aucun problème dans les bâtiments. Ce lieu nous permet de ne pas vivre à la rue avec nos enfants", explique Florine Mapata à nos confrères. "Cette décision est inhumaine et irréfléchie", ajoute-t-elle.
"La violence qu'on vivait dehors n'est pas la même violence qu'on vit aujourd'hui. On est protégé avec les enfants. Ma fille ne dormait pas bien à la rue et c'était difficile pour elle à l'école", confie Dorcas Mukadi.
Les échanges ne sont pas terminés. La métropole doit recevoir le collectif le 8 septembre pour trouver une solution.
Sujets liés :