“28 squelettes entassés”: l’incroyable découverte archéologique sous un parking de Jambes

“28 squelettes entassés”: l’incroyable découverte archéologique sous un parking de Jambes

Une fosse commune datant du 17e siècle a été découverte par des archéologues à Jambes (Namur), a annoncé vendredi l'Agence wallonne du Patrimoine (AWaP), à l'issue de fouilles préventives menées avec l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique.

E.L

Source: BELGA

11 juillet 2026, 22:03

Ajoutez-nous à vos favoris Google

La trouvaille a été réalisée début juin, sur un parking situé place Saint-Calixte, lors de travaux nécessaires au placement de bulles à verre semi-enterrées. “En fouillant, nous avons retrouvé 28 squelettes entassés les uns sur les autres”, a expliqué Marie Verbeek, archéologue à l’AWaP.

“Certains étaient tête-bêche, d’autres étaient couchés sur le ventre ou sur le dos de manière tout à fait aléatoire. Ils semblent donc avoir été déposés sans grand soin dans la fosse.”

(la suite ci-dessous)

© BELGA

Anciens militaires?

Une anthropologue venue sur place pour étudier les corps a aussi pu affirmer qu’ils appartenaient majoritairement à de jeunes hommes. L’hypothèse la plus probable est donc celle d’anciens militaires, qui pourraient être morts au combat ou avoir été victimes d’une maladie, voire d’un virus.

“C’est une découverte assez rare car habituellement on trouve plutôt des corps dans un cimetière, chacun dans son cercueil. Ici, tous les défunts ont été enterrés sans grand soin et en même temps. C’est cette simultanéité qui est peu courante, notamment en Wallonie”, a détaillé Marie Verbeek.

(la suite ci-dessous)

© BELGA

Fin des fouilles

La journée de vendredi marquait la fin des fouilles, avant le placement des bulles à verre. Les archéologues estiment que d'autres squelettes pourraient se trouver dans le prolongement de la fosse, mais cela ne pourra probablement jamais être vérifié, puisqu'il n'est pas prévu de travaux à cet endroit.

“On aimerait toujours en faire plus, mais on a enregistré un maximum d’informations pour poursuivre notre étude, surtout en laboratoires. Les défunts pourraient notamment avoir été victimes d’un des sièges de Namur. Si c’est le cas, on va peut-être réussir à déterminer lequel.”, a conclu Marie Verbeek.

LIRE AUSSI

Aussi dans l'actualité