30 mois de prison avec sursis pour des faits d'exhibitionnisme près de camps de guides à Onhaye : l'homme abaissait son pantalon près des jeunes filles

30 mois de prison avec sursis pour des faits d'exhibitionnisme près de camps de guides à Onhaye : l'homme abaissait son pantalon près des jeunes filles

Le tribunal correctionnel de Namur a condamné lundi un Jemeppois de 66 ans à une peine de 30 mois de prison avec sursis pendant cinq ans pour la partie excédant la détention déjà subie. Il était poursuivi notamment pour des faits d'exhibitionnisme à proximité de camps de mouvements de jeunesse à Onhaye, ainsi que pour des violences, des menaces et des outrages envers des policiers lors de son interpellation en juillet 2025.

Les faits avaient été signalés par deux jeunes filles guides qui avaient aperçu l'homme en train de les observer avec des jumelles depuis une Golf blanche. Lorsqu'elles s'étaient approchées du véhicule, elles l'avaient vu s'agiter et tenter de remonter son pantalon.

Le 18 juillet 2025, la police s'était rendue à son domicile pour l'interpeller. Des jumelles avaient été retrouvées sur le siège passager de sa voiture.

Le prévenu a expliqué observer des camps scouts et des guides depuis plus de dix ans, à raison de deux à trois fois par été. Il a reconnu se masturber fréquemment dans des lieux publics, affirmant que cela l'amusait, et a déclaré ne plus avoir eu de rapports sexuels avec son épouse depuis plus de 15 ans.

D'après les policiers, l'homme s'était montré agressif lors de son arrestation. Il aurait tenté de mordre un inspecteur, craché en direction des forces de l'ordre et proféré de nombreuses menaces, notamment à l'encontre des policiers et de leurs familles. Il aurait ainsi déclaré : "si je trouve ta fille, je me viderai en elle avant de lui faire sucer ma bite", ou encore : "Je vais violer ta femme et tes enfants".

Déjà interpelé pour des faits similaires

Déjà interpelé en 2024 pour des faits similaires, le prévenu avait fait l'objet de plusieurs signalements. Des proches, notamment son épouse, ont situé les premiers comportements exhibitionnistes aux alentours de 1995.

Le parquet avait requis quatre ans de prison et une amende de 200 euros pour les menaces, outrages et violences. La défense avait contesté que son client puisse être formellement identifié pour les faits antérieurs au 15 juillet 2025 et demandé notamment un suivi psychologique, ainsi qu'une mesure de faveur.

Le tribunal a finalement prononcé une peine de 30 mois de prison avec sursis pendant cinq ans.

Le condamné et son conseil disposent désormais d'un délai de trente jours pour interjeter appel de la décision rendue par le tribunal correctionnel de Namur.