À Marseille, la boutique de tiramisu cachait un trafic de cocaine : 400 grammes de drogue et 5 190 euros en liquide saisis

À Marseille, la boutique de tiramisu cachait un trafic de cocaine : 400 grammes de drogue et 5 190 euros en liquide saisis

l'essentiel Les vitrines sucrées de "Tiramisu & Co", à Marseille, cachaient un commerce illégal. Cocaïne au comptoir, trafiquant sous bracelet électronique, box rempli de produits de contrebande : l’enquête révèle un réseau bien plus vaste qu’une simple pâtisserie.

Ouverte depuis le printemps 2025 dans le centre-ville de Marseille, l'enseigne "Tiramisu & Co" était en apparence un commerce tout à fait ordinaire. Jusqu'à la découverte que la vente de douceurs en cachait une autre, celle de cocaïne, relate La Provence.

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Des soupçons confirmés 

Après que l'activité souterraine de la pâtisserie, installée boulevard de la Libération dans le 1er arrondissement de la cité phocéenne, s'est ébruitée jusqu'aux oreilles d'enquêteurs, tout bascule le 12 octobre dernier. En planque près de la boutique, une patrouille de la BAC (brigade anticriminalité) assiste à une scène surprenante : une transaction qui ressemble davantage à un deal qu’à un achat de pâtisserie, entre les vendeuses et un client.

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L’acheteur, un homme de 48 ans, est interpellé sur-le-champ. Dans ses poches, de la cocaïne tout juste achetée dans la boutique. La perquisition qui suit confirme les soupçons : près de 400 grammes de cocaïne et 5 190 euros en liquide sont saisis dans le magasin, selon La Provence.

Un trafic sous bracelet électronique

L’acheteur et les deux vendeuses, âgées de 20 et 26 ans, sont placés en garde à vue. L’enquête, confiée au service local de la police judiciaire, révèle rapidement une organisation bien rodée. Deux jours plus tard, trois nouvelles interpellations ont lieu.

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Parmi elles, un homme de 30 ans déjà connu des services de police pour une affaire similaire. Déjà condamné et placé sous bracelet électronique, il ne pouvait plus apparaître à visage découvert. Alors il gère le trafic sans s'y montrer : il confie la gérance de la boutique à un associé et la gestion financière à sa compagne, tous deux aussi interpellés.

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Dans un box loué au nom de cette dernière, les policiers découvrent un autre pan du trafic : 495 cartouches de cigarettes de contrebande, 199 pots de tabac à rouler, 56 boîtes de cigarettes électroniques, des boîtes de Kamagra (copie illégale du Viagra), et 53 cartons de protoxyde d’azote.

Le verdict : fini les tiramisus

Hormis l’acheteur, vite relâché, tous nient ou minimisent les faits. Jugés le 19 octobre devant le tribunal judiciaire de Marseille, ils écopent de peines allant de 30 mois de prison et 30 000 euros d’amende pour le chef du réseau, à un an de sursis pour le gérant. Seule la plus jeune vendeuse, au casier vierge, est relaxée.

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La boutique, elle, a fait l’objet d’une demande de fermeture administrative. Sa page Google map affiche désormais la mention "définitivement fermé".