Accusé d'avoir violé l'homme avec qui il jouait aux échecs, un habitant de Jemeppe-sur-Sambre risque 5 ans de prison

Accusé d'avoir violé l'homme avec qui il jouait aux échecs, un habitant de Jemeppe-sur-Sambre risque 5 ans de prison

Le parquet de Namur a requis mardi cinq ans de prison à l'encontre d'un homme de 44 ans, originaire de Jemeppe-sur-Sambre, poursuivi devant le tribunal correctionnel pour un viol commis sur un jeune homme en 2022. Les faits se sont déroulés le 8 mai. Les deux hommes se connaissaient notamment par l'intermédiaire d'un club d'échecs basé à Montignies-le-Tilleul. Ils échangeaient sur les réseaux sociaux, allaient parfois au restaurant et jouaient ensemble régulièrement.

Le soir des faits, la victime avait rejoint le prévenu pour une partie d'échecs. À la barre, le prévenu a expliqué ne conserver que des souvenirs très fragmentaires de la soirée. Il affirme avoir été sous l'influence de l'alcool et de médicaments et ne garder que trois "flashs" des événements. "Quand je lis le dossier, il y a plusieurs moments où je ne me reconnais pas dedans", a-t-il déclaré, avant de présenter ses excuses à la victime.

Selon la partie civile, représentée par Me Crupi, la victime aurait clairement exprimé son refus des contacts physiques, répétant notamment : "On n'est pas sur la même longueur d'onde, ne me touche pas". Des propos qui auraient également été entendus par la compagne de la victime, à laquelle la victime envoyait des vidéos.

Des voisins avaient par ailleurs appelé la police après avoir entendu des cris vers 3 heures du matin dans la rue. La victime aurait alors crié avoir été violée et craindre pour sa vie. Un rapport médico-légal fait état de lésions au niveau de l'anus.

La substitute du procureur du roi a évoqué les résultats toxicologiques, établissant une consommation de cannabis et d'alcool assez forte. De l'ADN du prévenu a été retrouvé au niveau du cou de la victime, mais pas au niveau anal, ce qui n'exclut toutefois pas, selon le parquet, la possibilité d'une pénétration. Le parquet a requis une peine de cinq ans de prison.

La défense sollicite, de son côté, le bénéfice d'une peine probatoire autonome. Me Sine a notamment souligné que son client avait entrepris un suivi psychologique et réduit sa consommation d'alcool. Les expertises évoquent notamment une certaine introversion et un manque de confiance en soi, ainsi que des frustrations susceptibles d'avoir été exacerbées par la consommation d'alcool.

Le jugement est attendu le 17 novembre.