Acquitté par la Cour d'Assises de Liège du meurtre de M'Baye Wade, il se retrouve devant la justice après une course-poursuite à Yvoir

Acquitté par la Cour d'Assises de Liège du meurtre de M'Baye Wade, il se retrouve devant la justice après une course-poursuite à Yvoir

Le 17 avril 2025, il a été victime d'un accident de la route au terme d'une course-poursuite. Un accident qui aurait pu lui coûter la vie ainsi qu'à son passager. Son véhicule a fini sur le toit, dans la Meuse, à hauteur de Houx (Yvoir). Heureusement, il n'a pas coulé. "La police a eu l'attention attirée par un véhicule dont les plaques ne correspondaient pas au modèle", rappelle le parquet de Namur. "Les policiers ont enclenché le feu bleu et le bitonal et ont eu un contact visuel avec le conducteur. Il semblait obtempérer mais a subitement accéléré. Un deuxième contact visuel a encore eu lieu, il semblait encore une fois d'accord de se stationner avant d'accélérer à nouveau." Commettant au passage de nombreuses infractions comme le fait d'avoir dépassé cinq véhicules malgré une ligne blanche continue ou encore d'avoir roulé à 110km/h dans une zone 70, alors qu'il pleuvait.

Une voiture tombe dans la Meuse près d'Yvoir : la conséquence d'une course-poursuite avec la police

Un "cadeau" demandé au tribunal

Ce mercredi devant le tribunal, le prévenu explique avoir pris peur des conséquences de son interpellation. Son véhicule n'était pas assuré et il n'avait pas le permis. "Je venais de l'acheter et je devais effectuer quelques réparations avant de le passer au contrôle technique. J'avais aussi réservé des heures de cours en vue de passer mon permis. Mais j'ai été trop pressé. J'ai demandé des plaques à une amie qui revendait son véhicule. Quand la course-poursuite a commencé, j'ai eu peur de me faire serrer alors que je n'étais pas en ordre."

Le prévenu est en détention préventive depuis mai 2026. Pour des faits qui s'inscrivent dans le milieu des stupéfiants, qu'il conteste fermement, assure son avocate Me Fery. Celle-ci sollicite du tribunal un énorme cadeau en prononçant une déclaration de culpabilité, ce que permet le nouveau Code pénal. Car si le tribunal prononce 3 ans de prison comme requis par le parquet de Namur, le sursis qui assortit sa condamnation aux assises tombera.

"Vous demandez donc au tribunal un cadeau, comme si c'était à lui de réparer votre bêtise. Vous vous êtes mis seul dans cette situation", a justement réagi la présidente qui rendra son jugement le 18 novembre.

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