Angèle sort son troisième album "Instinct" : sa pop plus électronique va-t-elle déboussoler une partie de ses fans ?

Angèle sort son troisième album "Instinct" : sa pop plus électronique va-t-elle déboussoler une partie de ses fans ?

l'essentiel La chanteuse belge Angèle publie son troisième album studio "Instinct", ce vendredi 16 octobre. Treize titres aux sonorités qui risquent de surprendre une partie de ses admirateurs. Pari osé ou pari risqué ?

Angèle fait son grand retour. La chanteuse belge, révélée par le single "La loi de Murphy" en 2017, avait levé le pied ces derniers mois après un début de carrière sur les chapeaux de roue. Des mois de repos et de création pour donner naissance à "Instinct", son troisième album, qui sort ce vendredi 16 octobre, après "Brol" en 2018 et "Nonante cinq" en 2021.

En près de dix ans de carrière, Angèle a multiplié les succès : "Tout oublier", "Balance ton quoi", "Flou", "Oui ou non", "Fever", "Bruxelles je t'aime", "Démons", "Evidemment", seule ou en duo avec son frère Roméo Elvis, la chanteuse britannique Dua Lipa ou les rappeurs Damso et Orelsan.

Plus sombre, plus branché, plus hypnotique

Une pop moderne, urbaine, colorée, portée par sa voix douce et feutrée, sur des textes inspirés par les relations amoureuses, le sexisme ou la vulnérabilité, et des paroles souvent teintées d'autodérision et d'espièglerie. Pour ce nouvel album, la musique d'Angèle a évolué. Place à une pop plus électronique, plus sombre, plus branchée et des rythmes hypnotiques qui pourraient dérouter ses fans les plus fidèles. Elle ne s'est plus contentée de morceaux pop composés par Tristan Salvati, elle a fait appel à d'autres artistes ou groupes : les Français Justice et SebastiAn, le groupe belge de rock électro Soulwax, la DJ belge Amelie Lens, ou la compositrice américaine Caroline Polachek.

Dans les treize morceaux, Angèle passe du français à l'anglais, incorpore des sonorités du quotidien à sa musique (bruits de la ville, pluie, conversations volées...), chante sur fond de dance ("Trop"), de techno ("Au revoir") mais aussi de ballade au piano ("On verra").

La "nouvelle" Angèle a donné un avant-goût de sa musique avec les trois singles déjà extraits de cet album, "Dis-le", "What You Want" avec Justice et "Une seule vie". D'autres morceaux sont en anglais comme "F4ck 4ever" et "NYC Blues" car Angèle vise clairement le marché international avec ce troisième album. Sa prestation remarquée à la cérémonie de clôture des JO de Paris 2024 sur "Nightcall" avec le regretté Kavinsky lui a donné une nouvelle stature depuis deux ans.

Une partie de la presse est critique

Angèle a présenté l'album jeudi soir à Paris lors d'une session d'écoute organisée par Spotify à La Géode. "C'est l'album le plus honnête, le plus proche de ce que je voulais", a-t-elle expliqué aux médias, dans lequel elle a eu "envie de «montrer l'amour sous toutes ses formes". Elle doit présenter l'album à Bruxelles ce vendredi lors d'un événement gratuit ouvert au public.

Une partie de la presse n'est pas tendre avec l'album. Pour Le Parisien, "Angèle semble avoir écrasé son talent de mélodiste et de chanteuse sous les effets de manche de producteurs" et sur certains morceaux "se rêve en Dua Lipa européenne mais n’a pas les chansons pour". Libération juge l’album "laborieux et terriblement artificiel" et reproche surtout à Angèle de courir après les tendances au risque de perdre sa propre identité.

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Angèle se lancera dans une grande tournée à partir de mars 2027 qui passera par l'Accor Arena à Paris pour cinq soirs, le Zénith de Toulouse le 19 octobre 2027, Bruxelles, Berlin ou New York.