Antoine Masson (Waha-Marche): "Il y a un avant et un après l'arrivée de Dimitri Job"

Antoine Masson (Waha-Marche): "Il y a un avant et un après l'arrivée de Dimitri Job"

De 1-10 à 4-2 en deux mois. Waha-Marche avait une revanche à prendre face à Montleban suite à la gifle reçue en coupe P3. Si les Unionistes ont pu savourer leur deuxième victoire en championnat, il faut reconnaître que les conditions étaient bien différentes. Début août, les Jaune et Vert étaient déforcés, sans leur coach qui allait remettre sa démission quelques jours plus tard. Ce samedi, la majorité des titulaires famennois étaient présents et, surtout, le groupe travaille depuis plusieurs semaines avec un nouveau mentor, Dimitri Job.

"Il y a vraiment eu un avant et un après l'arrivée de Dimitri, raconte Antoine Masson, le capitaine de Waha-Marche. Il rassemble et ne laisse pas tomber le groupe quand ça ne tourne pas. C'est important, car nous n'allons pas tout gagner. Il apporte sa patte et a un discours positif."

Après deux saisons compliquées, les Famennois ont connu un véritable exode cet été suite à la descente. La majorité des cadres ont fait leur valise. Dans le groupe, ils ne sont plus que deux à avoir connu les années tranquilles à l'échelon supérieur: Tim Caciulatu et Antoine Masson. "Nous sommes proches sur et en dehors du terrain, poursuit l'ailier gauche. Nous avons été approchés par des équipes, mais sommes des clubmen. Si nous ne savions pas trop où l'équipe allait, le président Étienne Claes a abattu un gros boulot concernant les transferts et les infrastructures. Dès le premier match test, j'ai été agréablement surpris par le niveau des potentielles recrues."

Différence générationnelle

Pour reconstruire son équipe, Waha-Marche s'est tourné vers la jeunesse. À seulement 28 ans, Antoine Masson fait désormais partie des vétérans du vestiaire. Sur les onze derniers titulaires, six sont nés en 2006 ou après. Le militaire de carrière le reconnaît: la différence générationnelle n'est pas toujours facile à gérer.

"La mentalité n'est plus la même. Mon nouveau rôle de capitaine me tient à cœur et je ne dis pas toujours les choses de la meilleure des manières. Mais ils sont à l'écoute et n'ont pas peur de poser des questions."

Au-delà de l'aspect sportif, le Marchois souhaite aussi créer un groupe. "On organise un repas par mois et on insiste pour qu'ils restent un peu après la séance. Qu'ils boivent une bière, un coca ou rien, peu importe. Ça renforce la cohésion et permet d'échanger."

Douze saisons après la fusion entre les deux voisins, que peuvent espérer les Famennois au classement ? "Nous sommes en transition. L'écart n'est pas énorme entre certaines équipes et la P2, j'ai été impressionné par Salm par exemple. J'espère donc qu'on gagnera plus de match, que je marquerai plus de but et qu'on attirera plus de monde autour du terrain. L'important est de rendre le sourire aux membres du club après deux années compliquées."

À moyen terme, l'Union a pour ambition de devenir l'un des cadors de la série.

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