Après 18 mois de travaux, le plus vieux musée de Nice rouvre ses portes : voici les trésors qui vous attendent

Après 18 mois de travaux, le plus vieux musée de Nice rouvre ses portes : voici les trésors qui vous attendent

« Des abysses aux sommets » : c’est le nom de la nouvelle scénographie proposée au public par le Muséum d’histoire naturelle de Nice, le plus vieux musée de la ville, situé boulevard Risso. Fermé le 1er avril 2025, il a rouvert ce mercredi 14 octobre 2026, après plus de 18 mois de travaux de rénovation.

« L’idée, c’est de découvrir les alentours de Nice, depuis les fonds marins à 3.000 mètres de profondeur jusqu’aux sommets de l’arrière-pays qui dépassent les 3.000 mètres », explique le directeur du musée, Olivier Gerriet.

Auparavant, aucun spécimen sous-marin n’était exposé, pas plus que d’espèces provenant de milieux situés au-delà de 1.000 mètres d’altitude. « On a plus que triplé le nombre de spécimens présentés au public, se félicite le directeur. On a des vitrines beaucoup plus aérées, lumineuses, avec une muséographie qui correspond davantage aux standards actuels. »

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Nouveau parcours scénographique

Dans la salle d’exposition de 150 m2, le nouveau parcours scénographique se décline en 13 écosystèmes territoriaux, présentés au travers de leur flore, leur faune et leur climat, de l’embouchure du Var aux prairies alpines, en passant par la vallée de la Roya et le dôme de Barrot. Le visiteur chemine de manière linéaire d’un écosystème à l’autre, dans une sorte de labyrinthe aux murs peuplés d’étranges créatures.

Les premiers visiteurs ont découvert la nouvelle scénographie du Muséum d’histoire naturelle.
Les premiers visiteurs ont découvert la nouvelle scénographie du Muséum d’histoire naturelle.
Photo Romain Béal

Parmi les pièces les plus impressionnantes, figure un régalec de 1772 de plus de trois mètres, un étrange poisson tout en longueur qui nage à la verticale. Le public peut également découvrir deux imposantes côtes de rorqual commun, le plus gros animal local, ainsi qu’un ensemble de crânes de requins méditerranéens. Parmi eux, celui d’un ange de mer, le requin qui aurait donné son nom à la baie des Anges.

Des espèces en danger critique d’extinction

« Les pièces qui ont le plus de valeur sont les espèces en danger critique d’extinction, raconte Olivier Gerriet. Notamment deux spécimens d’esturgeons capturés à la fin du XIXe siècle au large de Nice. Or, cette espèce n’est aujourd’hui plus du tout présente en Méditerranée. On a aussi un spécimen de jeune phoque moine, une espèce menacée, qui prouve qu’elle se reproduisait aux îles de Lérins à la fin du XIXe siècle. »

Des écoliers ont pu dévouvrir en avant-première la nouvelle version du musée.
Des écoliers ont pu dévouvrir en avant-première la nouvelle version du musée.
Photo Romain Béal

Autre pièce maîtresse : un ibis rouge d’Amérique du Sud, collecté par Jean-Baptiste Vérany lors d’un de ses voyages dans les années 1830. Au total, sur le million de spécimens que compte la collection du musée dans ses réserves, 650 « objets » sont exposés. Du plus petit - un brachemys peragalloi (coléoptère très petit qui vit sur nos plages) - jusqu’au plus grand - un lion sous forme de squelette entièrement rénové.

Plusieurs spécimens de poissons sont présentés.
Plusieurs spécimens de poissons sont présentés.
Photo Romain Béal

« On vise 60.000 visiteurs la première année »

« On vise 60.000 visiteurs la première année, sachant qu’avant les travaux, on faisait 20.000 visiteurs les meilleures années », indique Olivier Gerriet. « C’est un nouveau départ pour le muséum, qui marque l’histoire de notre comté, s’est félicité le maire de Nice Éric Ciotti, après avoir coupé le ruban d’inauguration et rappelé le coût des travaux : près d’1,3 million d’euros. Quand on parcourt ces couloirs, on mesure bien la richesse de l’histoire naturelle de notre territoire. »

La façade du Muséum d’histoire naturelle de Nice, elle aussi refaite.
La façade du Muséum d’histoire naturelle de Nice, elle aussi refaite.
Photo Romain Béal

Jean-Marc Giaume, ex-adjoint de Christian Estrosi délégué à la Culture scientifique et au Muséum d’histoire naturelle, est venu visiter le musée dès sa réouverture. C’est lui qui avait engagé la rénovation du lieu. « C’est un aboutissement pour les 180 ans du Muséum, et je voulais remercier de façon républicaine la nouvelle municipalité d’avoir finalisé ce projet, a-t-il dit. Le plus important, c’est que le travail qu’on a entrepris il y a 5 ans aboutisse aujourd’hui. »

Le muséum d’histoire naturelle de Nice, 60, boulevard Risso, est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h.