Après l'euphorie, les Diables ont été remis à leur place par l'équipe B de la France

Après l'euphorie, les Diables ont été remis à leur place par l'équipe B de la France

S'il est écrit quelque part qu'une équipe de football doit ressembler à son entraîneur, comme un chien à son maître, alors on en a vu une magnifique illustration à Bruxelles : les artistes de Zinédine Zidane face aux Diables accrocheurs de van Bommel. Comme un bon Real Madrid-Bayern Munich du début du siècle en Champions League.

Mais c'était la Nations League lundi soir. En alignant neuf remplaçants au coup d'envoi, Zizou a rappelé à tout le monde que cette compétition n'était là que pour remplacer les amicaux, avec un peu plus d'enjeu mais pas tant que ça non plus. Le nouveau sélectionneur des Bleus voudra aligner son meilleur onze vendredi contre l'Italie, pour sa grande première sur le sol français.

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Où faut-il donc situer la courte défaite Diables, qui prolonge la série à six défaites consécutives contre les Bleus ? Il serait simpliste de penser que la Belgique A n'est pas capable de battre la France B. Parce que la France B serait l'équipe A dans 99 % des pays affiliés à la FIFA. Mais ce revers remettra quand même les Diables de van Bommel les pieds sur terre, après leur week-end à Rome.

Ces jeunes Diables promettent toujours

La supériorité technique de nos voisins était impressionnante, matérialisée par deux frappes sur la latte (Doué, 12e) et sur le poteau (Da Cunha, 54e). L'histoire retiendra que c'est un entrant, et donc un titulaire habituel, qui a fait basculer le match à la 88e, encore un peu plus tard qu'en huitième de finale de l'Euro 2024. Mais on n'est pas certain que tous les coiffeurs resteront des réservistes permanents.

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Le chemin de van Bommel sera encore long pour concurrencer le top absolu, même s'il reste presque deux ans avant l'Euro. Le pressing intense désiré était bien là mais le manque de synchronisation était directement sanctionné, loin des errements italiens. Le mode "bloc bas" a été plus nécessaire pour tenir le coup jusqu'à deux minutes de la fin.

Les 40 857 spectateurs au Heysel l'ont bien compris. Ils ont profité du spectacle, en savourant aussi les quelques offensives belges, la classe de Lavia et l'agilité de Godts. Cette équipe promettait en revenant de Rome et c'est toujours le cas aujourd'hui. Elle a juste été remise à sa bonne place, parmi les bonnes équipes, pas les grandes.

Pas encore ? Peut-être, la jeunesse parle pour les Diables. On sera impatient de suivre les prochains feuilletons, dont celui de Sclessin vendredi contre la Turquie. Puis il sera toujours temps de ressortir les stats sur la série française avant d'aller chez notre bête noire à Paris dans une semaine.

Le technique

Arbitre : Rade Obrenovic (Svn).

BELGIQUE : Lammens ; Castagne, Ngoy, Mechele, Seys (68e De Cuyper) ; Tielemans, Lavia (85e Raskin), De Bruyne (63e Vanaken) ; Moreira (63e Lukebakio), De Ketelaere (85e Fernandez-Pardo), Godts.

FRANCE : Maignan ; Kalulu, Jacquet, Lacroix, Diouf ; Camavinga, Da Cunha (90e Koné), Akliouche (77e Cherki) ; Doué, Lepaul (68e Dembele), Barcola (77e Olise).

Cartes jaunes : Moreira, De Bruyne, Tielemans.

But : 88e Olise (0-1).

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