Après la fusillade de Bourdon, un résident du campement témoigne: "C'était la panique ! On a frôlé le pire !"

Après la fusillade de Bourdon, un résident du campement témoigne: "C'était la panique ! On a frôlé le pire !"

Dimanche vers 23h, on est passé près du drame au sein du parc économique de Bourdon, là où un campement de gens du voyage s'était installé depuis quelques jours.

Une camionnette déboule alors sur la boucle du zoning et son occupant, armé, se met à tirer sur les caravanes. L'un des résidents du campement témoigne anonymement: "Nous avons vu arriver cette camionnette blanche, indique-t-il. Arrivé à la hauteur de notre campement, son occupant s'est mis à tirer de nombreux coups de feu de manière indistincte sur les caravanes. Les détonations étaient comme assourdies. Nous avons appris plus tard que l'arme du tireur était munie d'un silencieux. Cinq camping-cars et caravanes ont été impactées par les balles. Heureusement que nous étions tous à l'extérieur sans quoi il y aurait pu avoir des victimes. C'est vraiment miraculeux qu'il n'y a pas eu de blessés, voire de victimes. Il y avait des enfants qui jouaient, des personnes âgées…."

Le témoin des faits raconte ensuite la panique qui s'est emparée du campement: "Vous vous doutez bien qu'il régnait une certaine panique, doublée d'incompréhension. Beaucoup se sont jetés au sol le temps que ça passe. L'auteur des faits s'est ensuite enfui et certains d'entre nous l'ont poursuivi. Nous avons appelé les forces de l'ordre qui ont pris la relève. Par la suite, nous étions tous choqués, traumatisés. Comment est-ce possible d'en arriver à de telles extrémités ? En accord avec la police, nous avons pris la décision de quitter le campement. Les forces de l'ordre nous ont alors escortés vers l'autoroute. Nous avons rejoint un autre campement du côté de Charleroi. Nous sommes partis dans la précipitation la plus totale et le lendemain, certains d'entre nous ont dû venir rechercher quelques voitures laissées sur place", témoigne l'occupant qui, par ailleurs, plaide plus généralement, au nom de sa communauté, pour de meilleures conditions d'accueil en Wallonie face à leur mode de vie.

L'auteur des faits est un Marchois de 36 ans

Rappelons qu'une course-poursuite s'est ensuite engagée avec l'auteur des faits. Le fugitif a loupé un virage sur la route menant vers le village de Marenne (Hotton). Il s'est alors enfoncé à pied dans les bois. Les forces de l'ordre ont mené d'importantes recherches pour tenter de le retrouver. Son corps sans vie a été retrouvé dimanche matin sur les hauteurs de Marche-en-Famenne.

Selon nos informations, l'auteur des faits est Thomas Peret, un Marchois né en 1990. Il travaillait comme civil à l'Armée à Liège. Le Parquet du Luxembourg a indiqué lundi que ce dernier était dépressif et que, les circonstances des faits étant claires, il n'y aura pas de mise à l'instruction.

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