Le suspect de Trappes conteste « le caractère raciste » de l’attaque, selon le procureur
La garde à vue de Kevin T., interrompue dimanche à cause de son état psychiatrique, a repris ce lundi. Elle peut durer jusqu’à jeudi.

LUDOVIC MARIN / AFP
Le procureur antiterroriste Olivier Christen lors d’une conférence de presse sur les attaques de Trappes, le 26 octobre 2026 à Paris.
Il est de nouveau entendu. La garde à vue de l’auteur présumé des attentats commis vendredi dans les Yvelines, Kevin T., a repris ce lundi 26 octobre « à 14 h 46 », après avoir été interrompue la veille en raison de son état psychiatrique, a indiqué le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, lors d’une conférence de presse.
« Un psychiatre (...) a procédé (lundi) à un nouvel examen de l’intéressé », lequel qui « ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë, ni de signe direct ou indirect en faveur d’une activité hallucinatoire ou délirante », ni « de signes cliniques d’une pathologie aliénante, décompensée, justifiant une hospitalisation sous contrainte », a expliqué le magistrat. La garde à vue est désormais susceptible de durer jusqu’à jeudi, « à 0 h 36 », a-t-il ajouté.
Le suspect « ne conteste pas la matérialité des faits », a souligné Olivier Christen, mais « le caractère raciste de ses crimes ». « Je tiens à préciser qu’aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule », a poursuivi le procureur antiterroriste, démentant ainsi des informations publiées dans la presse.
Dans un article publié ce lundi matin et depuis mis à jour, Le Monde affirmait que des « tracts du RN avaient (...) été découverts dans sa voiture ». « Une seconde source a ensuite précisé au Monde, lundi en début d’après-midi, que ces documents avaient été retrouvés dans un autre lieu que son véhicule, et qu’il ne s’agissait pas à proprement parler de tracts, sans préciser la nature des documents en question ni contester qu’ils étaient liés au RN », a plus tard précisé le journal.
Vendredi matin, à bord de sa voiture, cet habitant des Yvelines a abattu un Français de 26 ans d’origine africaine, Pengo Bossio Wangi, et en a blessé cinq autres, dont au moins quatre ayant des noms à consonance africaine ou maghrébine, à Trappes et La Verrière, selon une source policière. Parmi les blessés figure une adolescente de onze ans, qui est « tirée d’affaire », selon le maire de La Verrière, Nicolas Dainville.