Au cœur des pavés de Montmartre, l'ultime bataille du Tour de France
Pour la 21e et dernière étape du Tour de France 2026, les coureurs affrontent la côte de la rue Lepic à Montmartre. Un secteur pavé exigeant qui transforme le final de la Grande Boucle en un terrain propice aux attaques des favoris.
C'est en bas de la rue Lepic, à quelques pas du Moulin Rouge, que nous retrouvons Édouard Blanquart et son vélo : "C'est un début assez facile sur des pavés, là on voit bien, ils sont très bien posés, très bien rangés, c'est pas là que ça va faire mal. Mais ça commence à monter quand même", explique le secrétaire général du Montmartre Vélo Club.
Un défi technique sur les pavés
Il connaît bien la célèbre rue aux pavés irréguliers, un tronçon qu'il emprunte fréquemment : "Il est vraiment dur, il n'est pas agréable parce qu'on est vraiment secoués. C'est un tronçon pour ce qu'on appelle des coureurs flandriens, l'Enfer du Nord. Ouais, l'Enfer du Nord, les pavés, ça ressemble un peu aux bosses qu'il peut y avoir sur le Tour des Flandres en fait."
La rue Lepic, c'est 6 % de pente en moyenne. Édouard l'assure, c'est après le premier virage que les choses vont se compliquer pour les cyclistes : "Ici, au niveau du 55 rue Le Pic, on change complètement de pavé, donc on arrive sur du gros pavé, il y a des trous un peu partout, il va commencer à faire vraiment mal. Un passage décisif, selon lui : "De toute façon les attaques elles se faisaient à partir d'ici, donc là on est au 78 rue Lepic, c'est là où les coureurs commencent à attaquer parce que c'est là où ils sont tous un peu dans le rouge et c'est là où ils peuvent faire la différence."
De nouveaux enjeux sportifs
Il faut trois à quatre minutes aux meilleurs coureurs pour grimper la rue Lepic, un effort intense à réaliser trois fois avant de terminer définitivement le Tour de France sur les Champs-Élysées, une boucle qui a transformé cette dernière étape : "C'était la parade et là il y a beaucoup plus d'enjeux, c'est devenu beaucoup moins une étape de sprinteur, donc c'est quelque chose qui a vraiment changé le profil en effet", souligne Jean-Christophe Bayro, également membre du Montmartre Vélo Club. Pour espérer l'emporter, la consigne est simple : "Il faut être devant parce que tout en haut c'est là que ça va jouer, être le premier dans la descente et pouvoir accélérer, c'est ce qui fait la différence." analyse-t-il.
Une ferveur populaire unique
Ce passionné le rappelle, ici rue Lepic, dans ce décor de cartes postales, les coureurs vont devoir composer avec un autre élément : le public : "On est ici sur une configuration assez spécifique avec les immeubles qui sont très proches, ça résonne et il y a une vraie ferveur, un peu comme dans un stade où on peut avoir une ola en fait, on entend la foule crier avant de voir les coureurs."
L'année dernière, près de 500 000 personnes s'étaient amassées dans les rues de la capitale pour acclamer les cyclistes, dont près de 180 000 dans celle de Montmartre, selon la mairie de Paris.
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France Inter
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