Aude. Propos racistes d'un policier de Carcassonne : toujours pas de sanction disciplinaire contre l'agent mis en cause

Aude. Propos racistes d'un policier de Carcassonne : toujours pas de sanction disciplinaire contre l'agent mis en cause

Le chef d'un équipage de police municipale de Carcassonne qui a proféré des propos racistes, sexistes et homophobes n'a pas fait l'objet de sanction disciplinaire, selon son avocat.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 13:55 | mis à jour aujourd’hui à 14:41

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L'agent de police municipale de Carcassonne (Aude), mis en cause après la publication d'un enregistrement audio de propos racistes et sexistes, n'a subi jusqu'ici « aucune sanction disciplinaire », a affirmé ce jeudi son avocat dans un communiqué. « À ce jour, aucune sanction disciplinaire n'a été prononcée à l'encontre de notre client et aucune procédure pénale n'est engagée à son encontre », affirme Me Victor Lima, avocat du chef de patrouille, membre du Rassemblement national (RN).

Le maire RN de Carcassonne Christophe Barthès, élu en mars, a indiqué mercredi que « les protagonistes de cette affaire », intervenue fin 2025 avant son élection, seraient « suspendus immédiatement et sanctionnés ». Le parquet de Carcassonne a quant à lui indiqué mercredi mettre « en oeuvre les dispositions [...] permettant de suspendre puis de retirer les agréments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions d'honorabilité attachées à leurs missions ».

De son côté, le policier municipal avait déposé plainte pour atteinte à la vie privée après avoir appris que sa conversation comprenant un flot d'insultes racistes avait été enregistrée en novembre 2025 dans la voiture de patrouille par une caméra individuelle déclenchée à l'insu des agents présents. Elle a été diffusée dans la presse mardi soir, suscitant l'indignation. Selon l'avocat, il s'agissait d'« une conversation strictement privée tenue entre collègues de travail comme il y en a tous les jours dans les entreprises » et qui « n'avait pas vocation à être portée à la connaissance de quiconque ». À la suite de cette plainte pour atteinte à la vie privée, le parquet avait ouvert le 31 décembre 2025, une enquête « qui est toujours en cours », ajoute Me Lima.