Auteur d’un triplé avec Toulon face à Pau, l’arrière Melvyn Jaminet a remis les pendules à l’heure

Auteur d’un triplé avec Toulon face à Pau, l’arrière Melvyn Jaminet a remis les pendules à l’heure

Remis en cause ? Loin d’être à son niveau ? En plein doute ? Juste avant de passer à l’heure d’hiver, Melvyn Jaminet avait déjà réglé ses pendules, ce samedi soir au cœur de Mayol.

Écarté, il y a trois semaines, pour la réception du Racing 92 après sa prestation ratée à Montpellier, l’arrière international (27 ans, 20 sélections) avait été jugé « pas du tout au rendez-vous » par son manager Franck Azéma. Il avait déjà apporté des premiers éléments de réponse à Édimbourg, le week-end dernier.

C’est sur le sol écossais que « Mélou » a lancé sa révolution. Comment ? Avec une prestation pleine, un doublé, 22 points inscrits, un 100 % au plaquage, 68 mètres parcourus et trois franchissements.

Rassurant ? Oh que oui ! Et le match d’hier soir face à la Section paloise est une nouvelle preuve qu’il va mieux. Auteur d’un triplé, le premier de sa carrière (!), en seulement 24 minutes (9e, 22e et 33 e), le Hyérois a éclairé la soirée toulonnaise.

Huw Jones a inscrit un essai au terme d’une course tranchante à la 37e minute.

Alors, non, ses essais ne sont pas des cavaliers seuls de 80 mètres. Mais par des courses tranchantes, des appels francs et des appuis solides, il a, par trois fois, fait exploser la défense béarnaise.

Vingt-six points inscrits

Tout sourire, Melvyn Jaminet pouvait enfin relever fièrement la tête et communier avec le public rouge et noir. S’il s’était relancé à Édimbourg, cette fois, il a clairement confirmé. Et officiellement lancé sa saison ?

Soyons honnêtes, sur la rade, personne n’a pu penser qu’il avait perdu son talent. Lui-même le concédait aisément. Loin de se cacher derrière quelconques excuses, il reconnaissait que son début de saison n’était pas à la hauteur des attentes, ni de celles du public, ni de celles du staff, et encore moins des siennes.

Après ses 22 points en Écosse, l’arrière en a encore inscrit 26 hier soir dans la fraîcheur de Mayol. Et oui, comme la semaine dernière, il aura laissé s’échapper deux coups de pied derrière son tee.

« C’est presque pire si c’est toi-même qui marques »

La faute à la nouvelle règle des 45 secondes ? « C’est un vrai changement, mais il faut s’adapter, nous confiait l’arrière international il y a quelques semaines. Je travaille pour, mais je ne suis pas inquiet. »

Une chose est sûre désormais, aussitôt le ballon aplati, pas le temps de niaiser. « C’est un peu égoïste mais, maintenant, dès qu’un coéquipier va marquer, si tu es buteur, tu ne peux plus aller célébrer. Et j’ai envie de dire que c’est presque pire si c’est toi-même qui marques. Tu dois immédiatement te replacer, te plonger dans ta routine et faire redescendre ton cardio », souriait-il.

Vraisemblablement redevenu lui-même, en pleine possession de ses moyens, Melvyn Jaminet aura grandement contribué à la révolte du RCT face à Pau. Et si son ultime coup de pompe sur la sirène est anecdotique, il a au moins eu le plaisir de faire sprinter une dernière fois Maxime Petitjean, dévoué à porter le tee ! On prend.