Autre dossier épineux pour Thélyson Orélien, désormais soupçonné de plagiat
Les vannes sont ouvertes… Thélyson Orélien, auteur du livre phénomène de la rentrée littéraire, était, déjà, soupçonné depuis lundi, d'avoir utilisé l'IA pour écrire son premier roman : C'était ça ou mourir (Grasset). Des accusations qu'il nie tout comme ses deux maisons d'édition : Grasset en France, Boréal au Canada.
Ce mercredi soir, deux quotidiens de référence viennent de rendre public un autre dossier épineux pour l'auteur québécois d'origine haïtienne puisqu'il s'agit, cette fois, d'accusations de plagiat.
Le service de fact-checking de Libération - Checknews - d'abord, confirme une information relevée par des internautes sur X, concernant un texte écrit en 2012 et soumis à Radio Canada pour un concours d'écriture.
"C'était ça ou mourir" de Thélyson Orélien : notre critique du phénomène de la rentrée littéraire"Le texte est une repompe grossière de la préface d'un ouvrage célèbre, Le Matin des Magiciens, de Louis Pauwels et Jacques Bergier", écrit Libé. Ce roman avait été publié en 1960.
Checknews isole la préface de cet ouvrage : "Je suis d'une grande maladresse manuelle et le déplore. Je serais meilleur si mes mains savaient travailler. Des mains qui font quelque chose d'utile, plongent dans les profondeurs de l'être et y débordent une source de bonté et de paix. Mon beau-père (que j'appellerai ici mon père, car c'est lui qui m'a élevé) était ouvrier tailleur…"
Avant de mettre en parallèle un extrait du texte de Thélyson Orélien.
"Je suis d'une grande maladresse manuelle et le déplore. Je serais meilleur si mes mains savaient travailler. Des mains qui font quelque chose d'utile, plongent dans les profondeurs de l'être et y débordent une source de bonté. Mon grand-père, qui m'avait élevé et que j'appelle aussi père, était un ouvrier, autant intellectuel que manuel."
Ce n'est pas le seul passage pointé du doigt dans ce texte qui lui avait valu le prix du public.
France: l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend d'avoir utilisé l'IALa Presse évoque aussi ce cas. Le quotidien canadien va plus loin, ensuite, en accusant l'auteur d'avoir publié, entre 2012 et 2014, "des textes dans différents médias québécois et français (qui) sont en tous points similaires à des publications ou des œuvres d'autres auteurs déjà existantes."
Une opinion sur le sport paru dans La Presse, en 2013, serait, par exemple, "une traduction légèrement remaniée" d'une chronique d'Andy Bautista du quotidien The Philippine Star.
L'auteur n'a pas répondu aux sollicitations des deux rédactions.
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