Aux confins des Alpes-Maritimes, le prince Albert II de Monaco annonce la création d’une application mobile pour marcher sur les pas des Grimaldi
C’est en raison de leur rattachement à la Fédération des Sites historiques Grimaldi que le prince Albert II s’est rendu dans quatre communes maralpines, lundi et mardi, traçant un itinéraire guidé par la mémoire et le patrimoine.
Le périple a débuté lundi par une marche matinale jusqu’au « nid d’aigle » d’Aiglun, au cœur de la vallée de l’Estéron, afin de rejoindre son impressionnante forteresse troglodyte « exceptionnelle, insolite, mystérieuse, mais surtout encore trop méconnue ».
Ce refuge de pierre niché dans un sanctuaire de biodiversité – que des études scientifiques datent de la Renaissance – est notamment entretenu grâce à la Fondation du patrimoine et à la Mission confiée à Stéphane Bern, lequel regrettait de n’avoir pu se joindre à la délégation selon le Souverain.
À défaut de l’animateur, c’est le champion du monde 1998 Youri Djorkaeff que le Prince a croisé aux confins des Alpes-Maritimes ! Et de sport, il était justement question lors de la halte suivante du Souverain, à Puget-Théniers, où un complexe sportif a été inauguré en son nom.
Photo Michael Alesi / Palais princier
Bientôt une applica
Dans la cité, dont l’artisanat a déjà eu l’honneur d’être exposé sur la place du Palais lors des Rencontres annuelles des Sites historiques Grimaldi, le Souverain a retracé l’Histoire de sa famille avec le territoire. « À la fin du XIVe siècle, alors que la Provence était déchirée par une guerre de succession, le sénéchal Jean Grimaldi, puissant seigneur de la branche de Beuil, joue un rôle décisif dans la bascule de la région de Nice, alors inféodée aux comtes de Provence, vers les États de Savoie. C’est l’épisode que les historiens ont coutume d’appeler la ‘’dédition de Nice à la Savoie’’, en 1388. En remerciement, Amédée VII de Savoie, celui qu’on appelait le comte Rouge – non parce qu’il aimait faire couler le sang, mais parce qu’il portait des vêtements rouges – octroya à Jean Grimaldi de Beuil et à son frère Ludovic près de trente châteaux et villages enlevés à la dynastie des comtes de Provence. »
Photo Michael Alesi/Palais princier
Mardi, direction Beuil justement et sa fraîcheur montagnarde, non loin du point de chute personnel du prince Albert II, une bergerie d’alpage restaurée à Vignols où il lui arrive de séjourner en famille.
A Beuil, dont le Souverain a convié les artisans à une prochaine Rencontre des fiefs historiques place du Palais, le Prince a évoqué un projet phare de la Fédération qu’il préside : une application de géolocalisation sur smartphone prévue pour 2027 avec les collectivités,
« afin de repérer les points d’intérêt de l’histoire des Grimaldi avec la précision d’un GPS et de guider la curiosité des visiteurs ».
Le voyage s’est s’achevé à Villars-sur-Var et ses « ruelles séculaires », village resté deux siècles et demi sous l’autorité des Grimaldi de Beuil. Commune également invitée place du Palais à l’avenir, pour faire découvrir ses spécialités comme le Clos Saint-Joseph.