Aveux de Cédric Jubillar : sa condamnation à 20 ans réduite après la mort de Delphine ? “Pas la même peine encourue”

Aveux de Cédric Jubillar : sa condamnation à 20 ans réduite après la mort de Delphine ? “Pas la même peine encourue”

L'affaire autour de la disparition de Delphine Jubillar a rencontré un énorme rebondissement. Le procès en appel, initialement programmée pour s'étaler sur quatre semaines complètes, a finalement été reportée au premier semestre 2027 et pourrait bien être balayée en seulement dix jours. Tout ce changement est lié aux aveux récents de Cédric Jubillar concernant le meurtre de son épouse Delphine, suivis de la découverte de ses ossements à proximité de leur ancien foyer.

Après des années de mystère, Cédric Jubillar a fini par rompre le silence ces dernières semaines. L'homme a d'abord reconnu avoir tué sa femme au cours de la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Dans la foulée de ces révélations glacantes, il a guidé les enquêteurs directement vers le lieu où il avait dissimulé la dépouille, en bordure d’un champ situé à une dizaine de kilomètres de la maison familiale. Quelques jours plus tard, les analyses confirmaient le drame : des ossements appartenant au bas du corps de Delphine y ont été mis au jour.

Cédric Jubillar : « je voulais qu'elle se taise »

La présidente de la cour d’appel a été catégorique : ces aveux et la localisation du corps viennent « complètement bouleverser les choses ». Avant d'ajouter sur le déroulé des audiences : « il ne paraît plus nécessaire de faire quatre semaines, le procès sera réduit plutôt à dix jours. On verra selon le nombre de témoins cités, mais on n’est plus du tout dans le même procès. » Il n’y a plus vraiment d’intérêt à « investiguer sur Cédric Jubillar » pour déterminer s'il est coupable ou non.

Mais que s'est-il réellement passé ce soir-là ? Cédric Jubillar a livré sa propre version des faits : « Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou, je l'ai serrée et je lui disais 'tais-toi'. J'ai regardé mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard. Elle est tombée inerte. Il m'a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants. Je suis en panique. Je suis tétanisé »

Une nouvelle stratégie judiciaire

Une version "accidentelle" qui passe extrêmement mal du côté des parties civiles. « Aujourd'hui, il nous joue la fable de l'homicide par imprudence, et en réalité, ce qu'il nous explique, c'est que finalement c'est la faute de sa femme. C'est elle qui l'a agressé, qui a été méchante avec lui encore une fois. Et donc, finalement, sa responsabilité serait atténuée. De toute façon, rien ne tient dans ce qu'il raconte. Je crois qu'il avait prémédité son geste », a réagi Me Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine Jubillar.

Ce changement de discours soudain, et d'avocat, pourrait bien cacher une nouvelle stratégie de défense de la part de Cédric Jubillar. Au micro de BFMTV, l'avocate pénaliste Me Dorothée Bisaccia-Bernstein explique qu'il cherche à « soit de réduire sa peine en gardant la même qualification d'homicide volontaire, soit d'avoir une nouvelle qualification de coup mortel qui abaisse le seuil maximal encouru à 20 ans et c'est vrai que ce n'est pas du tout la même économie criminelle, ni la même peine qui est encourue. »

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