Benjamin Netanyahu se moque du Royaume-Uni, le qualifiant de "République islamique"
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié vendredi le Royaume-Uni de "République islamique", au cours d'une interview dans laquelle il critiquait la position du pays par rapport à Israël.
Dans un podcast diffusé à la radio de l'armée israélienne, le Premier ministre le plus à droite de l'histoire d'Israël rappelait que le petit-fils de Winston Churchill avait ouvertement soutenu Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967.
Israël "rejette" le plan américain pour Gaza accepté par le Hamas"Est-ce que la même chose pourrait se produire aujourd'hui ?", a-t-il fait mine de s'interroger, ajoutant dans un sourire : "Quelqu'un a dit un jour que la première république islamique dotée d'armes nucléaires serait la République islamique de Grande-Bretagne. Nous veillons à ce qu'il n'y en ait pas une autre ici, en Iran".
Le Royaume-Uni reconnait l'État palestinien
Le discours fait écho à celui régulièrement tenu par de responsables politiques et commentateurs d'extrême droite occidentaux, qui assurent sans fondement que certaines régions du Royaume-Uni sont soumises à la loi islamique en raison des populations immigrées y vivant, suscitant des accusations d'islamophobie.
Le Royaume-Uni fait partie des pays ayant récemment annoncé leur reconnaissance de l'Etat palestinien, provoquant la colère d'Israël.
Pression sur Israël
Et le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré que son prédécesseur travailliste, Keir Starmer, n'avait pas suffisamment fait pression sur Israël pour que le pays mette fin à son offensive à Gaza.
Le maire de New York envisage l'arrestation de Netanyahu lors de l'AG de l'ONUDans une interview accordée au quotidien The Guardian peu avant son entrée en fonction, M. Burnham avait aussi indiqué que le Royaume-Uni envisagerait d'interdire le commerce des produits provenant des colonies israéliennes de Cisjordanie, région occupée par Israël depuis 1967.
Le Royaume-Uni, qui s'aligne généralement étroitement sur son allié américain, a également pris ses distances par rapport à la guerre américano-israélienne lancée en février contre l'Iran.