Bibliosport : le quadruplé de Toulouse en Top 14, l’exploit de l’année rugby
Dans l’habituel « Livre d’or du rugby », édition 2026, c’est la méthode et la philosophie du club rouge et noir qui sont à l’honneur suite à son quatrième titre consécutif en Top 14. L’ouvrage aborde également le doublé de Bordeaux-Bègles en Coupe d’Europe et des Bleus aux deux visages malgré leur victoire dans le Tournoi, à un an de la Coupe du monde.
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Antoine Dupont en couverture, rien de surprenant pour Le Livre d’Or du rugby 2026, signé Maxime Raulin, grand reporter du ballon ovale à L’Equipe. Mais le demi de mêlée, pas encore de retour à son meilleur niveau après sa grave blessure au genou en 2025, s’affiche avec le maillot du Stade Toulousain, pas celui du XV de France. « Mès que un club » titre l’auteur, analogie avec la référence côté football qu’est le FC Barcelone. Car c’est bien le club de la star tricolore qui a marqué la dernière saison avec ce sixième Bouclier de Brennus remporté depuis 2019, le quatrième consécutif, exploit inédit depuis la génération Rouge et Noir des années 1990. Celle d’Émile Ntamack, père de Romain, qui signe la préface de l’ouvrage, où il narre cet accomplissement de son point de vue.
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Au-delà du récit du Top 14, entrecoupé de photos, chiffres, infos et déclarations marquantes. le journaliste s’attelle à détailler la recette toulousaine du succès puisque Toulouse reste sur onze finales remportées. Un mélange de formation locale qui compose une bonne moitié de l’effectif, de transmission des savoirs entre générations et de pouvoir d’attraction, à l’image de la star italienne Tommaso Menoncello, arrivée cet été après avoir refusé un salaire deux fois plus élevé à Toulon. Tout en ne passant pas sous silence une raison moins reluisante de ces triomphes : les multiples infractions au salary-cap, sanctionnées par la Ligue.
Seul échec dans la saison du Stade : une élimination en quarts de la Coupe d’Europe, une première depuis 2018, battu par le futur vainqueur, Bordeaux-Bègles. Le livre revient aussi sur le parcours de l’UBB, devenue la sixième équipe à faire le doublé, en martyrisant le Leinster en finale, tout comme Montpellier face à l’Ulster lors de celle de la Challenge Cup, symboles de la domination des clubs français sur le continent. Dans cette nouvelle épopée, l’ouvrage s’arrête sur Maxime Lucu, homme du match en quarts, demies et finale sur les terres de son Pays basque natal.
Le phénomène Bielle-Biarrey
Mais le n°9 a laissé le titre de joueur de la compétition à Louis Bielle-Biarrey, meilleur marqueur d’essais (10), distinction également acquise, record historique à la clé sur une seule édition (9), lors du Tournoi des 6 Nations. L’ailier n’a pas réalisé le triplé avec le Top 14, laissant le statut de top scoreur à Juita Wainiqolo avec le Lou (18). Le Fidjien, malgré l’absence de Lyon en phases finales, fait l’objet d’un portrait suite à son brillant exercice après son transfert en provenance de Toulon. Tout comme Harry Plummer, recrue estivale depuis sa Nouvelle-Zélande natale et très performant en tant qu’ouvreur de Clermont.
Enfin, une large partie du livre est consacré aux équipes de France, que ce soit les U20 auteurs du Grand Chelem avec notamment dans leurs rangs l’arrière-ailier en provenance de Picardie, Joachim Senga Kouo. Ou encore le nouvel échec de ces dames dans le Tournoi face aux championnes du monde anglaises. Mais c’est évidemment les hommes de Fabien Galthié qui ont droit à plusieurs pages, eux qui ont conservé leur couronne du 6 Nations. Sans oublier que l’affaire a failli tourner au vinaigre lors de la dernière journée contre les Anglais après la claque reçue en Écosse, la faute à une défense aussi perméable que l’attaque est en feu, portée par la fusée Bielle-Biarrey.
D’autres profils font l’objet d’un focus en raison de leurs belles performances avec la sélection : le « vrai patron » Thomas Ramos, le retour en grâce de Matthieu Jalibert, l’atout puissance Emmanuel Meafou ou encore la révélation de l’année qu’est Fabien Brau-Boirie, vu comme l’hériter d’un certain Yannick Jauzion au centre. Mais il est évident que les Bleus, parmi lesquels certains cadres comme Grégory Aldritt ou Damian Penaud sont restés chez eux durant le Tournoi, apparaissent moins solides que quatre ans auparavant, à un an de la Coupe du monde 2027 en Australie. La sévère défaite contre l’Afrique du Sud lors de la tournée d’automne est venue l’illustrer, ainsi que les inquiétudes à la mêlée, après « l’onde de choc » et le « vide immense » laissé à droite du pack par Uini Atonio, contraint de mettre fin à sa carrière suite à un accident cardiaque.
« Le livre d’or du rugby 2026 » ; Éditions Solar ; 144 pages ; 24,90 euros.
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